1. Introduction
La guerre a traditionnellement été définie comme l’usage organisé de la force physique pour vaincre un adversaire, détruire ses capacités militaires et prendre le contrôle d’un territoire (Wright, 2023). La Première et la Seconde Guerre mondiale ont illustré cette conception de la manière la plus évidente, la puissance militaire reposant alors largement sur les effectifs, la capacité industrielle, les armes et l’occupation territoriale. Bien que ces caractéristiques restent au cœur des conflits contemporains, les transformations technologiques et politiques ont étendu le champ de bataille bien au-delà du territoire physique. Les États et les acteurs non étatiques peuvent désormais recourir à des forces par procuration, à la manipulation politique, aux opérations d’information, aux capacités cybernétiques, aux réseaux sociaux et aux technologies émergentes pour affaiblir un adversaire sans nécessairement s’engager dans un combat conventionnel direct.
Ces évolutions ont contribué à l’émergence de la guerre hybride et de la guerre cognitive en tant que concepts essentiels pour comprendre les conflits contemporains (Danyk & Briggs, 2023). Alors que la guerre cinétique vise principalement la destruction physique et le contrôle territorial, la guerre hybride exploite les vulnérabilités politiques, institutionnelles et sociales en combinant des instruments conventionnels et non conventionnels. La guerre cognitive s’étend davantage au domaine de la perception humaine, cherchant à influencer la manière dont les individus et les sociétés interprètent l’information, appréhendent les menaces et prennent des décisions. Le présent article a pour objectif d’examiner cette évolution de la nature de la guerre et, en particulier, l’importance croissante de la guerre cognitive et de l’intelligence artificielle. Il soutient que la guerre contemporaine ne doit pas être comprise comme une transition linéaire de la guerre cinétique à la guerre hybride, puis finalement à la guerre cognitive. Au contraire, ces formes opèrent de plus en plus comme des couches interconnectées d’un même environnement stratégique, l’intelligence artificielle accélérant la capacité des acteurs à influencer l’information, la perception et la prise de décision à une vitesse et à une échelle sans précédent.
2. La guerre cinétique : le champ de bataille traditionnel
La guerre cinétique correspond à la conception traditionnelle du conflit militaire, dans laquelle la force physique est utilisée pour détruire les capacités militaires d’un adversaire et établir le contrôle sur des territoires stratégiquement importants. Ses principaux instruments comprennent les soldats, les chars, l’artillerie, les avions, les navires de guerre, les missiles et d’autres armes capables de produire des effets physiques. La victoire se mesure donc à l’aune d’indicateurs matériels : la destruction des forces ennemies, la prise ou la défense d’un territoire, la perturbation des lignes de ravitaillement et la capacité à mener des opérations militaires plus longtemps que l’adversaire (Martel, 2008 ; Henåker, 2020 ; Viswanathan, 2026).
Les Première et Seconde Guerres mondiales ont démontré l’importance de cette conception matérielle de la guerre. La capacité industrielle est devenue indissociable de la puissance militaire, car les États avaient besoin d’énormes quantités d’armes, de munitions, de véhicules et de ravitaillements pour mener des campagnes prolongées (Roy, 2022). La capacité à mobiliser les populations et les économies est donc devenue aussi importante que les tactiques sur le champ de bataille. De même, le système de défense collective mis en place par l’OTAN après la guerre reposait largement sur la crédibilité des capacités militaires conventionnelles et nucléaires, ainsi que sur la capacité à dissuader toute agression territoriale (Karpaviciute, 2020).
La guerre contemporaine démontre que la puissance cinétique conserve toute sa pertinence. La guerre en Ukraine, par exemple, a montré que l’artillerie, les missiles, l’infanterie et le contrôle du territoire restent des éléments fondamentaux malgré l’importance croissante des drones, des satellites, des opérations cybernétiques et de la guerre de l’information (Magill, 2026). La technologie n’a pas fait disparaître le champ de bataille physique ; elle a plutôt modifié les systèmes par lesquels la force physique est organisée et mise en œuvre. Une arme conventionnelle peut détruire une cible physique, mais son efficacité peut dépendre de la surveillance, du renseignement, de l’imagerie satellite, des réseaux de communication et de systèmes de traitement des données de plus en plus sophistiqués.
La guerre cinétique reste donc le fondement de la puissance militaire, mais elle s’inscrit de plus en plus dans un environnement technologique et informationnel bien plus vaste. La transformation de la guerre commence lorsque les acteurs prennent conscience qu’il est possible d’affaiblir un adversaire sans nécessairement s’opposer directement à ses forces militaires. Au lieu de détruire l’armée ennemie, un acteur peut exploiter ses divisions politiques, ses faiblesses institutionnelles ou ses mécontentements sociaux. Cet élargissement du champ de bataille constitue le fondement de la guerre hybride.
3. La guerre hybride : un conflit au-delà du champ de bataille conventionnel
La guerre hybride étend le champ de bataille, qui ne se limite plus à la confrontation militaire physique, mais s’étend aux sphères politique, sociale, économique et institutionnelle. Plutôt que de s’appuyer exclusivement sur les forces armées conventionnelles, les stratégies hybrides combinent différents instruments de pouvoir, notamment les acteurs intermédiaires, les opérations secrètes, l’ingérence politique, la pression économique, les cyberopérations, le sabotage et la manipulation de l’information (Global Power Desk, 2026). L’ambiguïté en est une caractéristique centrale : l’acteur cherche à atteindre des objectifs stratégiques tout en restant en deçà du seuil à partir duquel une riposte militaire ouverte devient inévitable, ou en contournant ce seuil. La logique qui sous-tend la guerre hybride n’est pas entièrement nouvelle. Pendant la Guerre froide, les États puissants ont eu recours à des opérations de renseignement, à des actions secrètes, à des alliances politiques et à des acteurs locaux pour faire valoir leurs intérêts stratégiques sans nécessairement s’engager dans une confrontation militaire directe. L’Afrique est devenue un théâtre important de cette compétition géopolitique à la suite de la décolonisation. Le renversement de Kwame Nkrumah au Ghana en 1966, par exemple, s’est produit dans un contexte international plus large où les gouvernements occidentaux étaient profondément préoccupés par l’orientation politique de Nkrumah et ses relations avec le bloc soviétique. Bien que l’ampleur exacte de l’implication opérationnelle directe de puissances étrangères reste historiquement contestée, ce cas illustre comment l’instabilité politique intérieure peut s’entremêler à une rivalité géopolitique plus large.
La guerre hybride contemporaine a élargi ces possibilités grâce aux technologies numériques. Les divisions politiques, les revendications économiques, les tensions ethniques, les controverses liées à l’immigration et la méfiance envers les institutions peuvent devenir des points faibles qu’des acteurs extérieurs cherchent à exploiter. Il est important de noter qu’un adversaire n’a pas nécessairement besoin de créer ces divisions. Il peut identifier les fractures existantes et les amplifier. L’objectif n’est donc pas toujours de vaincre les forces armées d’un État, mais d’accroître les coûts politiques et sociaux de la gouvernance.
Cette distinction est importante car la guerre hybride soulève une nouvelle question stratégique : que se passe-t-il lorsque les vulnérabilités d’un adversaire ne sont pas seulement exploitées sur le plan physique ou politique, mais aussi sur le plan psychologique ? Une attaque militaire peut entraîner des destructions, mais ses conséquences dépendent en partie de la manière dont la population interprète cet événement. Une crise politique peut être présentée comme la preuve de l’incompétence du gouvernement, un problème économique peut être attribué à un groupe social particulier, et une crise migratoire peut être transformée en un discours plus large sur le déclin national. Le champ de bataille commence donc à se déplacer des institutions et des structures politiques vers les perceptions des personnes qui les composent. C’est là que la guerre cognitive revêt une importance particulière.
4. La guerre cognitive : l’esprit comme champ de bataille
La guerre cognitive marque un élargissement supplémentaire du champ de bataille aux domaines de la perception, des émotions, de l’identité, de l’attention, de la mémoire et de la prise de décision humaines (Nilsson et al., 2026). Contrairement à la guerre cinétique, qui vise à détruire les capacités physiques, ou à la guerre hybride, qui exploite les vulnérabilités politiques et institutionnelles, la guerre cognitive cherche à influencer la manière dont les individus et les sociétés appréhendent la réalité et y réagissent. Elle dépasse donc le cadre de la propagande conventionnelle. Son objectif n’est pas nécessairement de persuader les populations d’accepter un seul récit fallacieux, mais de créer de la confusion, de la polarisation, de la méfiance et de la désorientation, rendant ainsi de plus en plus difficile pour les sociétés de parvenir à une compréhension commune des événements (Miller, 2023). L’Armée populaire de libération a accordé une attention particulière à ce domaine émergent. Le PLA Daily, le journal officiel de l’Armée populaire de libération chinoise, a fait valoir en 2022 que les futures confrontations cognitives pourraient affaiblir de plus en plus l’influence des facteurs rationnels tels que la science et la logique par rapport à l’émotion, tout en soulignant que les opérations cognitives pourraient s’étendre aux environnements en ligne et hors ligne via les réseaux de télécommunications, Internet, l’Internet des objets et des algorithmes avancés (PLA Daily, 2022). Il en résulte que le champ de bataille cognitif ne se limite plus à l’esprit individuel, mais s’étend aux environnements technologiques par lesquels les individus communiquent, consomment des informations et construisent la réalité sociale. Les plateformes de réseaux sociaux telles que Facebook, X et, plus récemment, TikTok accentuent cette vulnérabilité en permettant aux identités politiques, ethniques, religieuses et idéologiques de devenir très visibles et d’être continuellement renforcées. Les contenus suscitant la peur, la colère ou l’indignation peuvent bénéficier d’une attention plus importante que des explications nuancées, tandis que la « gamification » de l’identité peut inciter les individus à considérer les divergences politiques comme un affrontement entre groupes opposés plutôt que comme une évaluation de revendications concurrentes. La guerre cognitive peut exploiter ces divisions existantes sans nécessairement les créer. Son efficacité réside en partie dans l’identification des fractures sociales et dans leur amplification jusqu’à ce qu’elles aient des conséquences politiques.
La campagne d’ingérence russe autour de l’élection présidentielle américaine de 2016 en est une illustration significative. Les enquêtes menées sur cette opération ont mis en évidence des piratages informatiques, des fuites d’informations, la création d’identités en ligne fictives et une activité coordonnée sur les réseaux sociaux visant à exploiter les divisions politiques existantes. Des acteurs liés à la Russie ont utilisé des identités fictives se présentant comme des Américains et ont interagi avec certaines communautés politiques en leur proposant des discours adaptés à leurs préoccupations du moment (voir Center for Strategic and International Studies, 2019). Il ne faut pas réduire la portée de cette opération à l’affirmation selon laquelle la Russie aurait déterminé l’issue de l’élection ; son importance réside plutôt dans la tentative de manipuler l’environnement informationnel au sein duquel les Américains se forgent leurs perceptions politiques et font leurs choix politiques. Cette opération a démontré comment les griefs existants, les divisions idéologiques et la méfiance envers les institutions pouvaient devenir des vulnérabilités stratégiques. L’objectif n’était donc pas nécessairement de créer une nouvelle réalité politique, mais d’exacerber les divisions au sein d’une réalité existante.
La migration constitue un autre exemple contemporain de cette logique. L’immigration est particulièrement sensible à la manipulation cognitive, car elle met en lien l’insécurité économique, l’emploi, l’identité nationale, la sécurité publique, les changements culturels et la souveraineté. Des enquêtes récentes sur l’environnement informationnel entourant la crise migratoire à Ceuta ont révélé que des comptes liés aux structures militaires russes amplifiaient les discours d’extrême droite et touchaient des centaines de milliers d’utilisateurs (Down, 2026). Des réseaux liés à la Russie ont également amplifié à plusieurs reprises des discours anti-immigration au sein des environnements d’information européens. Il est important de noter que ce n’est pas la Russie qui a créé le débat sur la migration en Europe ; la migration était déjà un sujet politiquement controversé. L’opportunité stratégique réside précisément dans l’existence de ces griefs sous-jacents. En amplifiant de manière sélective les craintes concernant les migrants, la concurrence économique ou l’identité nationale, les opérations d’information peuvent intensifier l’hostilité, saper la confiance dans les gouvernements et aggraver la polarisation politique. La guerre cognitive devient donc difficile à distinguer d’un simple désaccord politique, car elle fonctionne souvent en exagérant ou en présentant de manière sélective des problèmes sociaux réels plutôt qu’en inventant des problèmes entièrement fictifs.
L’intelligence artificielle accélère désormais ces capacités en transformant l’ampleur, la rapidité, la personnalisation et l’adaptabilité de l’influence cognitive. L’IA ne crée pas la guerre cognitive ; la propagande et la manipulation psychologique sont bien antérieures à l’informatique contemporaine, mais elle permet de mener des opérations d’influence avec un niveau d’automatisation et de précision jusqu’alors difficile à atteindre. Les systèmes d’IA peuvent générer de grands volumes de contenu, traduire et adapter des récits à différents publics, analyser les schémas d’engagement et, potentiellement, modifier les messages suivants en fonction des réactions des individus. Cela ouvre la voie à des opérations cognitives de plus en plus personnalisées, dans lesquelles différents groupes sociaux sont confrontés à différentes versions d’un récit stratégique plus large. L’IA générative permet également de créer des images, des fichiers audio et vidéo synthétiques pouvant donner l’impression que des individus ont dit ou fait des choses qui ne se sont jamais produites. Lors d’une crise politique ou militaire, ce type de contenu pourrait se propager plus rapidement que ne le permettent les gouvernements, les journalistes et les vérificateurs de faits pour en établir l’authenticité. Plus fondamentalement, la disponibilité généralisée des médias synthétiques crée un « dividende du mensonge » : dès lors que les gens savent que des preuves convaincantes peuvent être fabriquées, les preuves authentiques peuvent elles aussi être plus facilement rejetées comme étant artificielles. La guerre cognitive n’a donc pas nécessairement besoin de convaincre les populations d’un mensonge particulier ; elle peut réussir en semant le doute dans l’esprit des gens quant à ce qui est vrai, à qui ils peuvent faire confiance et à la possibilité même d’établir une vérité objective. L’IA ne représente donc pas une forme distincte de guerre, mais un accélérateur de la guerre cognitive, transformant l’influence, qui relevait principalement de la communication de masse, en un processus potentiellement personnalisé, automatisé, adaptatif et continu.
5. La convergence des formes de guerre
L’importance de ces évolutions réside en fin de compte dans la convergence de différentes formes de guerre. La guerre cinétique vise à détruire les capacités physiques et à contrôler des territoires ; la guerre hybride exploite les vulnérabilités politiques, institutionnelles et sociales ; la guerre cognitive cherche à influencer la manière dont ces vulnérabilités sont perçues et la façon dont les populations y réagissent ; et l’intelligence artificielle fournit de plus en plus les moyens technologiques permettant de relier et d’accélérer ces activités.
Une seule campagne stratégique pourrait donc combiner une pression militaire conventionnelle avec le recours à des acteurs intermédiaires, des perturbations cybernétiques, des opérations d’information ciblées et des récits générés par l’intelligence artificielle, destinés à aggraver les divisions sociales existantes. Les composantes physiques, politiques, numériques et cognitives ne représenteraient pas nécessairement des conflits distincts. Elles pourraient constituer différentes couches d’une même opération. Le champ de bataille contemporain n’est donc plus simplement un espace géographique dans lequel des armées s’affrontent. Il englobe de plus en plus le territoire physique, les institutions politiques, les réseaux numériques, les environnements informationnels et la cognition humaine. L’objectif stratégique s’étend en conséquence de la domination territoriale vers ce que l’on pourrait qualifier de « domination décisionnelle » : la capacité à façonner les conditions dans lesquelles un adversaire interprète les événements, détermine ce qui est crédible et décide de la manière de réagir.
6. Conclusion
L’évolution de la nature de la guerre ne signifie pas la disparition du champ de bataille conventionnel, mais bien son extension. La guerre cinétique reste essentielle, car la force physique continue de déterminer le contrôle du territoire et des capacités militaires. La guerre hybride élargit l’éventail des vulnérabilités politiques, sociales et institutionnelles susceptibles d’être exploitées, tandis que la guerre cognitive pousse le conflit plus loin en faisant de la perception, de l’identité, des émotions, de la confiance et de la prise de décision des cibles stratégiques.
Les exemples de l’élection présidentielle américaine de 2016 et des opérations d’information liées à l’immigration démontrent comment la guerre cognitive peut exploiter les divisions qui existent déjà au sein des sociétés plutôt que de les créer de toutes pièces. L’intelligence artificielle accélère ce processus en permettant de générer plus rapidement des opérations d’information, de les diffuser plus largement, de les personnaliser avec plus de précision et de les adapter en permanence à l’évolution des circonstances. Son importance ne réside donc pas simplement dans la production de « deepfakes » ou de systèmes autonomes, mais dans sa capacité à transformer l’ampleur, la rapidité et la sophistication des opérations d’influence. Cela a des implications importantes pour l’Afrique, où l’expansion de la connectivité numérique, la polarisation politique, les vulnérabilités institutionnelles et les capacités relativement inégales en matière d’éducation aux médias créent des conditions susceptibles d’être exploitées lors de périodes politiquement sensibles. Cette préoccupation concerne tout particulièrement le Nigeria, qui doit organiser des élections législatives en 2027, et le Ghana, qui tiendra ses prochaines élections législatives en 2028 et devrait également organiser un référendum sur des réformes constitutionnelles. Dans de tels contextes, la guerre cognitive fondée sur l’IA pourrait être utilisée pour amplifier les tensions ethniques, religieuses, régionales ou partisanes ; fabriquer ou manipuler des discours politiques ; usurper l’identité d’acteurs politiques ; saper la confiance dans les institutions électorales ; et semer le doute quant à l’authenticité des informations circulant parmi les électeurs. Le danger ne réside donc pas nécessairement dans le fait que des acteurs extérieurs créent de toutes pièces de nouvelles divisions sociales, mais plutôt dans le fait qu’ils puissent identifier des griefs existants et les exacerber de manière stratégique aux moments où les sociétés sont les plus vulnérables sur le plan politique.
L’avenir de la guerre pourrait donc être déterminé non seulement par ceux qui possèdent les armes les plus puissantes ou contrôlent le plus grand territoire, mais également par ceux qui parviennent le plus efficacement à façonner l’environnement informationnel et cognitif au sein duquel les populations perçoivent la réalité et prennent leurs décisions. Le champ de bataille ne se limite plus aux espaces où les armées s’affrontent ; il s’étend de plus en plus aux environnements numériques et sociaux où les sociétés déterminent ce qui est vrai, à qui elles font confiance, quelles institutions elles croient et comment elles choisissent d’agir. Pour les démocraties africaines, la guerre cognitive ne doit donc pas être considérée simplement comme une menace technologique lointaine, mais comme un défi émergent en matière de sécurité et de gouvernance, nécessitant des institutions électorales plus solides, des capacités de communication stratégique, une éducation aux médias, une gouvernance de l’intelligence artificielle ainsi que des mécanismes permettant de détecter et de contrer la manipulation coordonnée de l’information.
Référence
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