{"id":7110,"date":"2026-06-08T00:09:06","date_gmt":"2026-06-08T00:09:06","guid":{"rendered":"https:\/\/cisanewsletter.com\/index.php\/la-xenophobie-une-menace-non-traditionnelle-pour-la-securite-en-afrique\/"},"modified":"2026-06-08T13:41:28","modified_gmt":"2026-06-08T13:41:28","slug":"la-xenophobie-une-menace-non-traditionnelle-pour-la-securite-en-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/la-xenophobie-une-menace-non-traditionnelle-pour-la-securite-en-afrique\/","title":{"rendered":"La x\u00e9nophobie : une menace non traditionnelle pour la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n\n<p>Lorsque l&rsquo;on \u00e9voque les menaces qui p\u00e8sent sur la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique, l&rsquo;attention se porte g\u00e9n\u00e9ralement sur le terrorisme, les guerres civiles, les insurrections, les coups d&rsquo;\u00c9tat militaires, la piraterie et les conflits entre \u00c9tats. Cela est compr\u00e9hensible car le continent, en particulier l&rsquo;Afrique subsaharienne, a connu des d\u00e9cennies de conflits violents et d&rsquo;instabilit\u00e9 politique. Cependant, une autre menace s\u00e9rieuse \u00e9merge imperceptiblement sur le continent : la x\u00e9nophobie. La x\u00e9nophobie d\u00e9signe la haine, la peur, l&rsquo;hostilit\u00e9 ou la discrimination \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des \u00e9trangers ou des personnes consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9trang\u00e8res. En Afrique, la x\u00e9nophobie se traduit souvent par des attaques d&rsquo;Africains contre leurs compatriotes d&rsquo;autres pays.    <\/p>\n\n<p>Bien que la x\u00e9nophobie soit g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme un probl\u00e8me social ou politique, elle est devenue une importante menace non traditionnelle pour la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique. Contrairement aux menaces de s\u00e9curit\u00e9 traditionnelles qui impliquent des attaques militaires ou des guerres entre \u00c9tats, les menaces de s\u00e9curit\u00e9 non traditionnelles comprennent des probl\u00e8mes tels que la violence ethnique, les pand\u00e9mies, le changement climatique, le terrorisme, les crises migratoires et l&rsquo;instabilit\u00e9 sociale. La x\u00e9nophobie entre dans cette cat\u00e9gorie car elle menace la paix, la stabilit\u00e9 sociale, la coop\u00e9ration \u00e9conomique, l&rsquo;int\u00e9gration r\u00e9gionale et la s\u00e9curit\u00e9 humaine.  <\/p>\n\n<p>Les attaques x\u00e9nophobes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es en Afrique du Sud contre les migrants africains originaires de pays tels que le Nigeria, le Zimbabwe, la Somalie, l&rsquo;\u00c9thiopie, le Mozambique et le Ghana ont contraint les dirigeants et les universitaires africains \u00e0 accorder une plus grande attention \u00e0 ce probl\u00e8me. Ces attaques ont entra\u00een\u00e9 des d\u00e9c\u00e8s, des destructions de biens, des d\u00e9placements de personnes, des tensions diplomatiques et la peur parmi les migrants africains vivant en Afrique du Sud. La x\u00e9nophobie menace donc non seulement les individus, mais aussi la vision plus large de l&rsquo;unit\u00e9 africaine promue par l&rsquo;Union africaine (UA) et les organisations r\u00e9gionales telles que la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO).  <\/p>\n\n<p>L&rsquo;histoire de l&rsquo;Afrique montre d\u00e9j\u00e0 \u00e0 quel point la haine identitaire peut devenir dangereuse lorsque les soci\u00e9t\u00e9s laissent les pr\u00e9jug\u00e9s, l&rsquo;exclusion et la peur se d\u00e9velopper sans contr\u00f4le. Les conflits ethniques, la violence religieuse et la discrimination ont contribu\u00e9 \u00e0 certaines des guerres et des crises humanitaires les plus sanglantes du continent. La x\u00e9nophobie fait donc partie d&rsquo;un probl\u00e8me plus large de politique identitaire et d&rsquo;intol\u00e9rance qui continue de menacer la paix et la stabilit\u00e9 dans toute l&rsquo;Afrique.  <\/p>\n\n<p><strong>L&rsquo;histoire des conflits identitaires en Afrique<\/strong><\/p>\n\n<p>L&rsquo;Afrique est l&rsquo;un des continents les plus culturellement diversifi\u00e9s au monde. Elle compte des milliers de groupes ethniques, de langues, de cultures et de religions. Alors que la diversit\u00e9 devrait \u00eatre une source de force, les politiciens et les \u00e9lites ont souvent manipul\u00e9 les diff\u00e9rences ethniques et identitaires \u00e0 des fins politiques et \u00e9conomiques. Cela a contribu\u00e9 \u00e0 des conflits violents dans de nombreux pays africains.   <\/p>\n\n<p>L&rsquo;un des exemples les plus sombres de violence identitaire en Afrique est le g\u00e9nocide rwandais de 1994. Entre avril et juillet 1994, plus de 800 000 Tutsis et Hutus mod\u00e9r\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s en une centaine de jours. Le g\u00e9nocide a eu lieu apr\u00e8s des ann\u00e9es de propagande politique, de haine ethnique et de politiques coloniales qui ont approfondi les divisions entre les Hutus et les Tutsis. Les autorit\u00e9s coloniales belges avaient d\u00e9j\u00e0 renforc\u00e9 les identit\u00e9s ethniques en d\u00e9livrant des cartes d&rsquo;identit\u00e9 et en favorisant un groupe par rapport \u00e0 un autre. Apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance, les tensions politiques se sont accrues et des politiciens extr\u00e9mistes ont utilis\u00e9 des \u00e9missions de radio et de la propagande pour encourager la violence contre les Tutsis (Mamdani, 2001).    <\/p>\n\n<p>Le g\u00e9nocide a montr\u00e9 \u00e0 quel point la politique identitaire peut \u00eatre dangereuse lorsque les dirigeants encouragent la haine et la d\u00e9shumanisation. Les voisins se sont retourn\u00e9s contre les voisins, les familles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites et le pays s&rsquo;est effondr\u00e9 dans le chaos. Selon les Nations unies, le g\u00e9nocide reste l&rsquo;une des pires trag\u00e9dies humanitaires du XXe si\u00e8cle (United Nations Outreach Programme on the Rwanda Genocide).  <\/p>\n\n<p>Un autre exemple important est la guerre civile nig\u00e9riane, \u00e9galement connue sous le nom de guerre du Biafra, qui s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e entre 1967 et 1970. Ce conflit est n\u00e9 des tensions ethniques, de l&rsquo;instabilit\u00e9 politique, des coups d&rsquo;\u00c9tat militaires et de la crainte d&rsquo;\u00eatre domin\u00e9 par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral dirig\u00e9 par les Haoussas et les Fulanis, qui ont pouss\u00e9 la r\u00e9gion orientale, domin\u00e9e par les Igbos, \u00e0 d\u00e9clarer son ind\u00e9pendance sous le nom de R\u00e9publique du Biafra. La guerre a entra\u00een\u00e9 une famine, des d\u00e9placements de population et la mort d&rsquo;un \u00e0 deux millions de personnes, dont de nombreux civils (Falola &amp; Heaton, 2008).  <\/p>\n\n<p>La guerre civile nig\u00e9riane a montr\u00e9 comment la m\u00e9fiance ethnique et la concurrence pour le pouvoir politique pouvaient menacer l&rsquo;unit\u00e9 nationale. Bien que le Nigeria soit rest\u00e9 uni apr\u00e8s la guerre, les tensions ethniques ont continu\u00e9 \u00e0 influencer la politique et la s\u00e9curit\u00e9 dans le pays. <\/p>\n\n<p>Le Soudan a \u00e9galement connu de longues p\u00e9riodes de conflits identitaires. Le conflit du Darfour, qui a d\u00e9but\u00e9 en 2003, s&rsquo;est traduit par des attaques men\u00e9es par des milices arabes soutenues par le gouvernement et connues sous le nom de Janjaweed contre des communaut\u00e9s non arabes dans l&rsquo;ouest du Soudan. Des centaines de milliers de personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es et des millions ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9es. Le conflit \u00e9tait motiv\u00e9 par l&rsquo;exclusion politique, les divisions ethniques, les pressions environnementales et les luttes pour la terre et les ressources (Flint &amp; de Waal, 2008).   <\/p>\n\n<p>De m\u00eame, le Sud-Soudan a connu une guerre civile apr\u00e8s avoir obtenu son ind\u00e9pendance en 2011. La rivalit\u00e9 politique entre le pr\u00e9sident Salva Kiir et l&rsquo;ancien vice-pr\u00e9sident Riek Machar s&rsquo;est rapidement transform\u00e9e en violence ethnique entre les communaut\u00e9s Dinka et Nuer. Des milliers de personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es et des millions sont devenues des r\u00e9fugi\u00e9s ou des personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du pays (Johnson, 2016).  <\/p>\n\n<p>L&rsquo;\u00c9thiopie a \u00e9galement connu des tensions ethniques impliquant les groupes Oromo, Amhara et Tigr\u00e9. Le conflit du Tigr\u00e9, qui a \u00e9clat\u00e9 en 2020, a provoqu\u00e9 des destructions et des souffrances humanitaires \u00e0 grande \u00e9chelle. Des rapports d&rsquo;organisations internationales ont fait \u00e9tat de meurtres, de d\u00e9placements et de violations g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es des droits de l&rsquo;homme (Human Rights Watch, 2021).  <\/p>\n\n<p>M\u00eame des pays relativement pacifiques comme le Ghana ont connu des conflits ethniques. Le nord du Ghana a \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;affrontements r\u00e9currents tels que le conflit Kokomba-Nanumba de 1994 et le conflit r\u00e9current entre les Bimobas, les Konkombas et les Mamprusis. Ces conflits sont souvent n\u00e9s de diff\u00e9rends concernant les terres, la chefferie et la repr\u00e9sentation politique (Tsikata &amp; Seini, 2004).  <\/p>\n\n<p>Ces exemples montrent que l&rsquo;hostilit\u00e9 fond\u00e9e sur l&rsquo;identit\u00e9 reste l&rsquo;un des principaux d\u00e9fis de l&rsquo;Afrique en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9. La x\u00e9nophobie est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 ces sch\u00e9mas plus larges d&rsquo;exclusion et d&rsquo;intol\u00e9rance. <\/p>\n\n<p><strong>Religion et conflits en Afrique<\/strong><\/p>\n\n<p>Les conflits religieux suivent de pr\u00e8s les conflits ethniques et contribuent \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 en Afrique, surtout lorsqu&rsquo;ils sont associ\u00e9s \u00e0 la pauvret\u00e9, \u00e0 l&rsquo;exclusion politique, au ch\u00f4mage et \u00e0 une mauvaise gouvernance. L&rsquo;identit\u00e9 religieuse a parfois \u00e9t\u00e9 manipul\u00e9e par des acteurs politiques et des groupes extr\u00e9mistes pour mobiliser la violence. <\/p>\n\n<p>Le Nigeria en est l&rsquo;un des exemples les plus clairs. Le pays est divis\u00e9 en gros entre un nord majoritairement musulman et un sud majoritairement chr\u00e9tien. Les tensions religieuses ont contribu\u00e9 \u00e0 des flamb\u00e9es de violence r\u00e9p\u00e9t\u00e9es depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance. Le soul\u00e8vement de Maitatsine \u00e0 Kano en 1980 en est un exemple important. Le pr\u00e9dicateur extr\u00e9miste Mohammed Marwa, connu sous le nom de Maitatsine, a men\u00e9 de violentes attaques qui ont fait des milliers de morts (Isichei, 1987).    <\/p>\n\n<p>La violence religieuse s&rsquo;est ensuite \u00e9tendue \u00e0 d&rsquo;autres r\u00e9gions du nord du Nigeria, notamment \u00e0 Kaduna et \u00e0 Jos. Ces conflits sont souvent li\u00e9s \u00e0 des griefs politiques et \u00e9conomiques plus profonds, notamment la pauvret\u00e9, le ch\u00f4mage, la corruption et la concurrence pour le pouvoir politique. <\/p>\n\n<p>L&rsquo;\u00e9mergence de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria a encore aggrav\u00e9 l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9. Boko Haram, officiellement connu sous le nom de Jama&rsquo;atu Ahlis Sunna Lidda&rsquo;awati wal-Jihad, a commenc\u00e9 comme un mouvement islamiste rejetant l&rsquo;\u00e9ducation et les institutions publiques occidentales. Au fil du temps, il est devenu l&rsquo;une des organisations terroristes les plus meurtri\u00e8res d&rsquo;Afrique. Boko Haram a attaqu\u00e9 des \u00e9glises, des mosqu\u00e9es, des \u00e9coles, des march\u00e9s, des bases militaires et des institutions gouvernementales. Selon le Programme des Nations unies pour le d\u00e9veloppement (PNUD), l&rsquo;insurrection a tu\u00e9 des dizaines de milliers de personnes et en a d\u00e9plac\u00e9 des millions \u00e0 travers le Nig\u00e9ria, le Niger, le Tchad et le Cameroun (Rapport du PNUD sur le voyage vers l&rsquo;extr\u00e9misme en Afrique, 2017).    <\/p>\n\n<p>La religion a \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le dans les conflits dans d&rsquo;autres pays africains. En R\u00e9publique centrafricaine, la violence a \u00e9clat\u00e9 entre les rebelles musulmans de la Seleka et les milices chr\u00e9tiennes anti-balaka apr\u00e8s 2013. Bien que la religion ne soit pas la seule cause, l&rsquo;identit\u00e9 religieuse est devenue un facteur majeur dans le conflit (International Crisis Group, 2015).  <\/p>\n\n<p>En Somalie, Al-Shabaab poursuit son insurrection contre le gouvernement et les forces de maintien de la paix de l&rsquo;Union africaine. Au Mali et au Burkina Faso, des groupes extr\u00e9mistes li\u00e9s \u00e0 Al-Qaida et \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat islamique ont exploit\u00e9 la faiblesse de la gouvernance et les revendications locales pour \u00e9tendre leur influence dans la r\u00e9gion du Sahel. <\/p>\n\n<p>Les chercheurs affirment que la religion \u00e0 elle seule est rarement \u00e0 l&rsquo;origine de la violence. Au contraire, les conflits religieux sont souvent li\u00e9s aux in\u00e9galit\u00e9s sociales, \u00e0 l&rsquo;exclusion politique, \u00e0 la mauvaise gouvernance, aux griefs historiques et aux difficult\u00e9s \u00e9conomiques (Basedau, Pfeiffer &amp; V\u00fcllers, 2016). La m\u00eame logique s&rsquo;applique \u00e0 la x\u00e9nophobie. Les \u00e9trangers sont souvent tenus pour responsables de probl\u00e8mes \u00e9conomiques et politiques plus profonds que les gouvernements n&rsquo;ont pas r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9soudre. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;ajout de la x\u00e9nophobie au m\u00e9lange d\u00e9j\u00e0 volatil et complexe de conflits religieux, ethniques et politiques en Afrique doit \u00eatre une pr\u00e9occupation majeure pour tous les Africains.    <\/p>\n\n<p><strong>Causes de la x\u00e9nophobie en Afrique<\/strong><\/p>\n\n<p>La x\u00e9nophobie en Afrique est due \u00e0 plusieurs facteurs politiques, \u00e9conomiques et sociaux. L&rsquo;une des principales causes est la situation \u00e9conomique difficile. Le taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9, la pauvret\u00e9 et les in\u00e9galit\u00e9s cr\u00e9ent des frustrations parmi les citoyens, en particulier les jeunes. Les migrants \u00e9trangers sont souvent accus\u00e9s de \u00ab\u00a0voler des emplois\u00a0\u00bb, de contr\u00f4ler les entreprises ou d&rsquo;augmenter la criminalit\u00e9.   <\/p>\n\n<p>Les dirigeants politiques aggravent parfois la situation en utilisant les \u00e9trangers comme boucs \u00e9missaires. Au lieu de s&rsquo;attaquer \u00e0 la corruption, \u00e0 la mauvaise gouvernance et \u00e0 la mauvaise gestion \u00e9conomique, les politiciens accusent les migrants d&rsquo;\u00eatre responsables des probl\u00e8mes nationaux. La col\u00e8re de l&rsquo;opinion publique est ainsi d\u00e9tourn\u00e9e des gouvernements et dirig\u00e9e vers les communaut\u00e9s \u00e9trang\u00e8res vuln\u00e9rables.  <\/p>\n\n<p>En Afrique du Sud, par exemple, certains groupes politiques affirment que les migrants sont responsables du ch\u00f4mage et de l&rsquo;activit\u00e9 criminelle. Cependant, des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les migrants contribuent \u00e9galement de mani\u00e8re significative \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie en cr\u00e9ant des entreprises, en fournissant de la main-d&rsquo;\u0153uvre et en payant des imp\u00f4ts (Crush &amp; Ramachandran, 2017). <\/p>\n\n<p>Une autre cause de x\u00e9nophobie est la concurrence pour des ressources limit\u00e9es. Dans les communaut\u00e9s pauvres o\u00f9 le logement, l&#8217;emploi, les soins de sant\u00e9 et les services sociaux sont inad\u00e9quats, les migrants sont souvent consid\u00e9r\u00e9s comme des concurrents. Cela peut facilement conduire au ressentiment et \u00e0 la violence.  <\/p>\n\n<p>La d\u00e9sinformation et les st\u00e9r\u00e9otypes contribuent \u00e9galement \u00e0 la x\u00e9nophobie. Les m\u00e9dias sociaux, les rumeurs et la rh\u00e9torique politique incendiaire diffusent parfois de fausses affirmations sur les \u00e9trangers. Les migrants sont souvent pr\u00e9sent\u00e9s comme des criminels ou des menaces \u00e9conomiques, m\u00eame si les faits ne confirment pas ces affirmations.  <\/p>\n\n<p>La faiblesse de l&rsquo;application de la loi encourage encore plus la violence x\u00e9nophobe. Lorsque les auteurs ne sont pas punis, les agresseurs pensent qu&rsquo;ils peuvent agir sans cons\u00e9quences. Cela cr\u00e9e une culture de l&rsquo;impunit\u00e9 qui permet \u00e0 la violence de se poursuivre.  <\/p>\n\n<p><strong>X\u00e9nophobie en Afrique du Sud<\/strong><\/p>\n\n<p>L&rsquo;Afrique du Sud est l&rsquo;exemple le plus frappant de x\u00e9nophobie dans l&rsquo;Afrique contemporaine. Depuis la fin de l&rsquo;apartheid en 1994, le pays a connu des attaques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es contre les migrants africains. <\/p>\n\n<p>Des violences x\u00e9nophobes \u00e0 grande \u00e9chelle ont \u00e9clat\u00e9 en 2008 lorsque des attaques se sont propag\u00e9es \u00e0 Johannesburg et dans d&rsquo;autres townships. Plus de soixante personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es, des centaines ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es et des milliers ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9es (Human Rights Watch, 2008). Des commerces appartenant \u00e0 des \u00e9trangers ont \u00e9t\u00e9 pill\u00e9s et incendi\u00e9s, tandis que des migrants ont \u00e9t\u00e9 battus et contraints de fuir leur domicile.  <\/p>\n\n<p>D&rsquo;autres attaques ont eu lieu en 2015, en 2019 et les ann\u00e9es suivantes. Les migrants originaires du Nigeria, du Zimbabwe, de Somalie, d&rsquo;\u00c9thiopie, du Mozambique et d&rsquo;autres pays africains ont \u00e9t\u00e9 pris pour cible. Les commer\u00e7ants informels et les propri\u00e9taires de magasins \u00e9taient particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables.  <\/p>\n\n<p>Des groupes tels que Operation Dudula et Put South Africans First ont ouvertement fait campagne contre les migrants, les accusant de prendre des emplois et de contribuer \u00e0 la criminalit\u00e9. Selon Xenowatch, un projet h\u00e9berg\u00e9 par le Centre africain pour la migration et la soci\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;Universit\u00e9 de Witwatersrand, l&rsquo;Afrique du Sud a enregistr\u00e9 plus de 1 200 incidents de violence x\u00e9nophobe depuis 1994. <\/p>\n\n<p>Les attaques x\u00e9nophobes sont d&rsquo;autant plus douloureuses que de nombreux pays africains ont soutenu l&rsquo;Afrique du Sud pendant la lutte contre l&rsquo;apartheid. Des pays comme le Ghana, le Nigeria, la Tanzanie, la Zambie et d&rsquo;autres ont apport\u00e9 un soutien financier, un appui diplomatique, des bourses d&rsquo;\u00e9tudes et des refuges s\u00fbrs aux militants sud-africains de la lib\u00e9ration. <\/p>\n\n<p>Le Nigeria, par exemple, a contribu\u00e9 \u00e0 hauteur de millions de dollars aux efforts de lutte contre l&rsquo;apartheid et a cr\u00e9\u00e9 le Fonds de secours pour l&rsquo;Afrique australe. Le dirigeant tanzanien Julius Nyerere et le dirigeant ghan\u00e9en Kwame Nkrumah ont fermement soutenu les mouvements de lib\u00e9ration africains. Nelson Mandela lui-m\u00eame a reconnu le r\u00f4le jou\u00e9 par les pays africains dans la lutte contre l&rsquo;apartheid.  <\/p>\n\n<p>La x\u00e9nophobie est donc en contradiction avec les principes du panafricanisme, qui promeuvent la solidarit\u00e9, l&rsquo;unit\u00e9 et la coop\u00e9ration africaines. Des leaders panafricains tels que Kwame Nkrumah, Julius Nyerere, Patrice Lumumba et Nelson Mandela pensaient que les Africains partageaient un destin commun et devaient se soutenir mutuellement contre l&rsquo;oppression et le sous-d\u00e9veloppement. <\/p>\n\n<p><strong>La x\u00e9nophobie, une menace pour la s\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n<p>La x\u00e9nophobie n&rsquo;est pas seulement un probl\u00e8me humanitaire ou social, c&rsquo;est aussi une menace majeure pour la s\u00e9curit\u00e9. Les attaques persistantes contre les \u00e9trangers peuvent cr\u00e9er des tensions diplomatiques entre les \u00c9tats africains. Par exemple, les attaques x\u00e9nophobes en Afrique du Sud ont \u00e0 plusieurs reprises tendu les relations avec le Nigeria et d&rsquo;autres pays africains.  <\/p>\n\n<p>La violence \u00e0 l&rsquo;encontre des migrants peut \u00e9galement d\u00e9clencher des repr\u00e9sailles, des protestations et des conflits \u00e9conomiques. Ces tensions affaiblissent la coop\u00e9ration r\u00e9gionale et la confiance entre les \u00c9tats. <\/p>\n\n<p>La x\u00e9nophobie cr\u00e9e \u00e9galement une instabilit\u00e9 que les groupes extr\u00e9mistes et les r\u00e9seaux criminels peuvent exploiter. Les soci\u00e9t\u00e9s divis\u00e9es deviennent plus vuln\u00e9rables \u00e0 la manipulation par des acteurs violents. Lorsque les communaut\u00e9s se m\u00e9fient les unes des autres, il devient plus facile pour les groupes d&rsquo;insurg\u00e9s, les milices et le crime organis\u00e9 de recruter des partisans.  <\/p>\n\n<p>En outre, la x\u00e9nophobie menace la croissance \u00e9conomique et l&rsquo;int\u00e9gration r\u00e9gionale. La zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECA) d\u00e9pend de la circulation transfrontali\u00e8re des personnes, de la main-d&rsquo;\u0153uvre, des biens et des services. La peur et l&rsquo;hostilit\u00e9 envers les \u00e9trangers d\u00e9couragent le commerce, la migration, le tourisme et l&rsquo;investissement.  <\/p>\n\n<p>L&rsquo;Agenda 2063 de l&rsquo;Union africaine promeut la libre circulation et l&rsquo;unit\u00e9 africaine. Les organisations r\u00e9gionales telles que la CEDEAO ont \u00e9galement introduit des protocoles permettant aux citoyens de se d\u00e9placer librement \u00e0 travers les fronti\u00e8res en Afrique de l&rsquo;Ouest. La x\u00e9nophobie compromet directement ces objectifs.  <\/p>\n\n<p><strong>Le\u00e7ons historiques du Ghana et du Nigeria<\/strong><\/p>\n\n<p>L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest a connu sa propre histoire de politiques anti-\u00e9trangers. En 1969, le gouvernement du Ghana, dirig\u00e9 par le Premier ministre Kofi Abrefa Busia, a introduit l&rsquo;Aliens Compliance Order. Cette politique exigeait des \u00e9trangers sans papiers qu&rsquo;ils quittent le pays dans les deux semaines. De nombreux Nig\u00e9rians et autres migrants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s (Aremu &amp; Ajayi, 2014).   <\/p>\n\n<p>Des ann\u00e9es plus tard, le Nigeria a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des expulsions similaires. Pendant la crise \u00e9conomique du d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, le gouvernement nig\u00e9rian a expuls\u00e9 des millions de sans-papiers, dont plus d&rsquo;un million de Ghan\u00e9ens. <\/p>\n\n<p>Les c\u00e9l\u00e8bres sacs \u00ab\u00a0Ghana Must Go\u00a0\u00bb sont devenus des symboles de migration forc\u00e9e et d&rsquo;humiliation. Ces \u00e9v\u00e9nements ont d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 les relations entre les deux pays et perturb\u00e9 l&rsquo;unit\u00e9 r\u00e9gionale. Bien que le Ghana et le Nigeria aient par la suite r\u00e9tabli de bonnes relations, ces incidents restent un rappel important des dangers des politiques x\u00e9nophobes.  <\/p>\n\n<p><strong>La x\u00e9nophobie, un probl\u00e8me mondial<\/strong><\/p>\n\n<p>La x\u00e9nophobie n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage de l&rsquo;Afrique. Partout dans le monde, les migrants sont de plus en plus confront\u00e9s \u00e0 l&rsquo;hostilit\u00e9 et \u00e0 la discrimination. <\/p>\n\n<p>Aux \u00c9tats-Unis, l&rsquo;immigration reste l&rsquo;une des questions politiques les plus controvers\u00e9es. Les d\u00e9bats sur les migrants d&rsquo;Am\u00e9rique latine ont intensifi\u00e9 la polarisation politique. <\/p>\n\n<p>En Europe, plusieurs pays ont adopt\u00e9 des politiques d&rsquo;immigration plus strictes dans un contexte de mont\u00e9e des sentiments anti-migrants. Les partis politiques d&rsquo;extr\u00eame droite dans des pays comme la France, l&rsquo;Italie, l&rsquo;Allemagne et les Pays-Bas ont gagn\u00e9 du soutien en partie en faisant campagne contre l&rsquo;immigration. <\/p>\n\n<p>En Libye et en Tunisie, les migrants d&rsquo;Afrique noire ont \u00e9t\u00e9 victimes de violences, d&rsquo;abus, de d\u00e9tention et de traite des \u00eatres humains. Des rapports de l&rsquo;Organisation internationale pour les migrations (OIM) et d&rsquo;Amnesty International font \u00e9tat de graves violations des droits de l&rsquo;homme \u00e0 l&rsquo;encontre des migrants qui tentent de traverser la M\u00e9diterran\u00e9e pour se rendre en Europe. <\/p>\n\n<p>Cependant, la x\u00e9nophobie repr\u00e9sente un danger particulier pour l&rsquo;Afrique, car de nombreux \u00c9tats africains sont d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9s \u00e0 des d\u00e9fis tels que la faiblesse des institutions, la pauvret\u00e9, le ch\u00f4mage, la corruption, le terrorisme et l&rsquo;instabilit\u00e9 politique. La x\u00e9nophobie peut facilement se combiner \u00e0 ces probl\u00e8mes existants et engendrer une plus grande ins\u00e9curit\u00e9. <\/p>\n\n<p><strong>Conclusion et recommandations<\/strong><\/p>\n\n<p>La x\u00e9nophobie est devenue l&rsquo;une des menaces non traditionnelles les plus dangereuses pour la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique. Les attaques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es contre les migrants africains en Afrique du Sud montrent comment l&rsquo;hostilit\u00e9 envers les \u00e9trangers peut menacer la paix, la s\u00e9curit\u00e9, la diplomatie et l&rsquo;int\u00e9gration r\u00e9gionale. L&rsquo;histoire de l&rsquo;Afrique en mati\u00e8re de conflits ethniques, de violences religieuses et de politiques identitaires montre que la haine et l&rsquo;exclusion peuvent facilement d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en une instabilit\u00e9 plus large lorsqu&rsquo;elles ne sont pas combattues.  <\/p>\n\n<p>La x\u00e9nophobie sape \u00e9galement les id\u00e9aux du panafricanisme et de l&rsquo;unit\u00e9 africaine promus par l&rsquo;Union africaine et les organisations r\u00e9gionales telles que la CEDEAO. Elle menace la coop\u00e9ration \u00e9conomique, affaiblit la confiance entre les \u00c9tats et cr\u00e9e des opportunit\u00e9s pour les groupes extr\u00e9mistes et les r\u00e9seaux criminels d&rsquo;exploiter les divisions sociales. <\/p>\n\n<p>Pour faire face \u00e0 cette menace croissante, les gouvernements africains doivent investir dans l&rsquo;\u00e9ducation et les campagnes de sensibilisation du public qui promeuvent la tol\u00e9rance, la coexistence pacifique et la solidarit\u00e9 panafricaine. Les \u00e9coles, les universit\u00e9s, les m\u00e9dias et les groupes de la soci\u00e9t\u00e9 civile doivent enseigner aux citoyens l&rsquo;histoire de l&rsquo;Afrique, l&rsquo;humanit\u00e9 partag\u00e9e et l&rsquo;importance de l&rsquo;unit\u00e9. <\/p>\n\n<p>Les gouvernements doivent \u00e9galement s&rsquo;attaquer aux causes profondes de la x\u00e9nophobie en luttant contre le ch\u00f4mage, la pauvret\u00e9, la corruption, les in\u00e9galit\u00e9s et la mauvaise gouvernance. Les dirigeants politiques doivent \u00e9viter les discours incendiaires qui accusent les \u00e9trangers d&rsquo;\u00eatre responsables des probl\u00e8mes nationaux. <\/p>\n\n<p>Des lois strictes contre les crimes de haine, la violence collective et la discrimination doivent \u00eatre appliqu\u00e9es. Les auteurs de violences x\u00e9nophobes doivent \u00eatre poursuivis afin de d\u00e9courager toute nouvelle attaque. <\/p>\n\n<p>Les organisations r\u00e9gionales telles que l&rsquo;Union africaine et la CEDEAO devraient renforcer les politiques de promotion de la libre circulation tout en am\u00e9liorant la gestion des migrations et la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res. Les \u00c9tats africains devraient coop\u00e9rer plus \u00e9troitement en mati\u00e8re de politiques migratoires et de pr\u00e9vention des conflits. <\/p>\n\n<p>Les chefs religieux, les autorit\u00e9s traditionnelles, les organisations de jeunesse et les groupes communautaires ont \u00e9galement un r\u00f4le important \u00e0 jouer dans la promotion du dialogue et de la r\u00e9conciliation. Les organisations m\u00e9diatiques devraient \u00e9viter de diffuser des st\u00e9r\u00e9otypes et des informations erron\u00e9es sur les migrants. <\/p>\n\n<p>La diversit\u00e9 de l&rsquo;Afrique devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une source de force plut\u00f4t que de division. Pour que le continent parvienne \u00e0 une paix durable, \u00e0 la stabilit\u00e9 et au d\u00e9veloppement \u00e9conomique, les Africains doivent rejeter la x\u00e9nophobie et embrasser la solidarit\u00e9, la coop\u00e9ration et l&rsquo;humanit\u00e9 partag\u00e9e. <\/p>\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Aremu, J. O. et Ajayi, A. T. (2014). <em>Expulsion des \u00e9trangers d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et relations entre le Nigeria et le Ghana<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Basedau, M., Pfeiffer, B., &amp; V\u00fcllers, J. (2016). \u00ab\u00a0Bad Religion ? Religion, Collective Action, and the Onset of Armed Conflict in Developing Countries\u00a0\u00bb. <em>Journal of Conflict Resolution<\/em>. <\/li>\n\n\n\n<li>Crush, J. et Ramachandran, S. (2017). <em>Migration sud-sud et s\u00e9curit\u00e9 alimentaire urbaine : Zimbabwean Migrants in South African Cities<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Falola, T. et Heaton, M. (2008). <em>A History of Nigeria<\/em>. Cambridge University Press. <\/li>\n\n\n\n<li>Flint, J. et de Waal, A. (2008). <em>Darfur : Une nouvelle histoire d&rsquo;une longue guerre<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Human Rights Watch. (2008). <em>\u00ab\u00a0Les voisins de l&rsquo;enfer\u00a0\u00bb : La violence contre les \u00e9trangers en Afrique du Sud<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Human Rights Watch. (2021). <em>\u00c9thiopie : \u00c9v\u00e9nements de 2021<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>International Crisis Group. (2015). <em>La R\u00e9publique centrafricaine : Les racines de la violence<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Isichei, E. (1987). \u00ab\u00a0The Maitatsine Risings in Nigeria 1980-1985\u00a0\u00bb. <em>Journal of Religion in Africa<\/em>. <\/li>\n\n\n\n<li>Johnson, D. H. (2016). <em>Le Sud-Soudan : Une nouvelle histoire pour une nouvelle nation<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Mamdani, M. (2001). <em>Quand les victimes deviennent des tueurs : Le colonialisme, le nativisme et le g\u00e9nocide au Rwanda<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Tsikata, D. et Seini, W. (2004). <em>Identit\u00e9s, in\u00e9galit\u00e9s et conflits au Ghana<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Programme des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement (2017). <em>Voyage vers l&rsquo;extr\u00e9misme en Afrique<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Programme d&rsquo;information des Nations unies sur le g\u00e9nocide rwandais. <em>Le g\u00e9nocide rwandais et les Nations unies<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction Lorsque l&rsquo;on \u00e9voque les menaces qui p\u00e8sent sur la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique, l&rsquo;attention se porte g\u00e9n\u00e9ralement sur le terrorisme, les guerres civiles, les insurrections, les coups d&rsquo;\u00c9tat militaires, la piraterie et les conflits entre \u00c9tats. 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