{"id":2557,"date":"2024-02-27T19:03:53","date_gmt":"2024-02-27T19:03:53","guid":{"rendered":"https:\/\/cisanewsletter.com\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/"},"modified":"2024-02-29T19:02:10","modified_gmt":"2024-02-29T19:02:10","slug":"lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l&rsquo;est : Qu&rsquo;est-ce qui n&rsquo;a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"\n<p>Lors de la deuxi\u00e8me \u00e9dition des dialogues sur la prosp\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;Afrique, le jeudi 25 janvier 2024, le pr\u00e9sident ghan\u00e9en Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a fait une d\u00e9claration profonde sur la b\u00e9n\u00e9diction et la richesse du continent africain, alors que ses habitants sont toujours confront\u00e9s \u00e0 la pauvret\u00e9. \u00ab\u00a0Nous savons tous que l&rsquo;Afrique est b\u00e9nie, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas un continent pauvre. Elle est trop riche pour \u00eatre pauvre. C&rsquo;est un continent qui poss\u00e8de toutes les ressources naturelles imaginables : p\u00e9trole, gaz, min\u00e9raux et soleil en abondance. Nous disposons d&rsquo;environ 65 % de toutes les terres arables disponibles pour nourrir 9 milliards de personnes dans le monde d&rsquo;ici \u00e0 2030, et notre continent est peupl\u00e9 de la population la plus jeune du monde &#8211; tout ce dont nous avons besoin pour transformer l&rsquo;Afrique en une puissance mondiale du futur\u00a0\u00bb, a \u00e9num\u00e9r\u00e9 M. Akufo-Addo pour \u00e9tayer son propos.<\/p>\n\n<p>Il a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab\u00a0Je suis encourag\u00e9 par le fait que l&rsquo;Afrique dispose d\u00e9sormais d&rsquo;un secteur priv\u00e9 qui est pr\u00eat, d\u00e9termin\u00e9 et d\u00e9sireux de voir se r\u00e9aliser le r\u00eave de l&rsquo;Afrique unie, vieux de 60 ans. La diff\u00e9rence entre hier et aujourd&rsquo;hui est peut-\u00eatre que l&rsquo;accent est mis sur un domaine qui ne peut faire l&rsquo;objet d&rsquo;aucun d\u00e9bat : l&rsquo;int\u00e9gration \u00e9conomique. Nous devons consacrer notre \u00e9nergie \u00e0 faciliter la libre circulation des personnes, des biens et des services dans cette vaste Afrique pleine de ressources\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Sur les 1,4 milliard d&rsquo;habitants que compte le continent, l&rsquo;Afrique compte quelque 431 millions de personnes vivant dans l&rsquo;extr\u00eame pauvret\u00e9, un chiffre qui a augment\u00e9, avec 84 millions de personnes suppl\u00e9mentaires depuis l&rsquo;impact de la pand\u00e9mie de COVID-19 en 2020. L&rsquo;Asie du Sud, l&rsquo;Asie de l&rsquo;Est et le Pacifique comptaient environ 50 % et 2\/3 de leur population dans l&rsquo;extr\u00eame pauvret\u00e9 en 1990 et ont enregistr\u00e9 des baisses significatives \u00e0 9 % et 1 %, respectivement, en 2019. L&rsquo;Afrique subsaharienne, qui comptait 50 % de sa population en situation d&rsquo;extr\u00eame pauvret\u00e9 en 1990, tout comme l&rsquo;Asie du Sud, n&rsquo;en compte plus que 35 % en 2019.<\/p>\n\n<p><strong>Pourquoi l&rsquo;Afrique est-elle pauvre malgr\u00e9 ses richesses ?<\/strong><\/p>\n\n<p>Tout d&rsquo;abord, la traite transatlantique des esclaves a priv\u00e9 le continent d&rsquo;environ 12 millions d&rsquo;hommes et de femmes handicap\u00e9s, qui ont \u00e9t\u00e9 exp\u00e9di\u00e9s vers l&rsquo;Europe et les Am\u00e9riques. Cette situation s&rsquo;est poursuivie pendant 400 bonnes ann\u00e9es, des ann\u00e9es 1400 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1880. Un tel pillage d\u00e9shumanisant des ressources humaines devrait certainement avoir un effet \u00e9conomique, sociologique et psychologique d\u00e9sastreux sur le sort du continent. Avec l&rsquo;esclavage est venu le colonialisme, par lequel les autres ressources naturelles de l&rsquo;Afrique &#8211; or, diamants, bois, etc. &#8211; ont \u00e9t\u00e9 vol\u00e9es et exp\u00e9di\u00e9es pour d\u00e9velopper l&rsquo;\u00e9conomie de l&rsquo;Occident. Les Portugais, les Espagnols, les N\u00e9erlandais, les Anglais et les Fran\u00e7ais ont eu leur part du butin pill\u00e9 et se sont \u00e9galement partag\u00e9 le continent lors de la conf\u00e9rence de Berlin de 1884.<\/p>\n\n<p><strong>Syst\u00e8me \u00e9conomique mondial d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 et structures commerciales injustes<\/strong><\/p>\n\n<p>Patrick Loch Otieno Lumumba (P.L.O. Lumumba), avocat et militant kenyan, qui a \u00e9t\u00e9 directeur de la Commission anticorruption du Kenya, a toujours qualifi\u00e9 les institutions de Bretton Woods &#8211; le Fonds mon\u00e9taire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) &#8211; d'\u00a0\u00bbesclavagistes\u00a0\u00bb des pays africains.<\/p>\n\n<p>Voici ce qu&rsquo;il a d\u00e9clar\u00e9 lors d&rsquo;une de ses nombreuses interviews : \u00ab\u00a0Lorsque le FMI et la Banque mondiale ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s \u00e0 Bretton Woods, dans le New Hampshire, aux \u00c9tats-Unis, c&rsquo;\u00e9tait en 1944. Aucun pays africain n&rsquo;a particip\u00e9 \u00e0 sa cr\u00e9ation. Il s&rsquo;agissait de [created by] \u00e9conomistes britanniques et am\u00e9ricains et il a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7u, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, pendant la reconstruction de l&rsquo;Europe et la mise en \u0153uvre du plan Marshall ; et lorsque nous avons retrouv\u00e9 notre ind\u00e9pendance en tant que pays africains, nous avons \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 ce plan. Le FMI et la Banque mondiale sont des esclavagistes \u00e9conomiques : ils sont con\u00e7us pour nous maintenir dans un \u00e9tat d&rsquo;endettement perp\u00e9tuel ; on ne peut jamais sortir du FMI et des institutions de Bretton Woods, g\u00e9n\u00e9ralement parce qu&rsquo;ils veulent s&rsquo;assurer qu&rsquo;ils contr\u00f4lent votre \u00e9conomie et, lorsqu&rsquo;ils contr\u00f4lent votre \u00e9conomie, ils contr\u00f4lent votre politique ; et, lorsqu&rsquo;ils contr\u00f4lent votre politique, ils vous contr\u00f4lent ; et lorsqu&rsquo;ils vous contr\u00f4lent, ils font venir des bases militaires et lorsqu&rsquo;ils font venir des bases militaires, ils d\u00e9terminent qui vous gouverne parce que si vous ne jouez pas le jeu, ils vont inciter les arm\u00e9es \u00e0 vous renverser parce que, de toute fa\u00e7on, les arm\u00e9es africaines veulent \u00eatre entra\u00een\u00e9es \u00e0 Sandhurst, elles veulent toujours \u00eatre entra\u00een\u00e9es aux \u00c9tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, donc leur vision du monde est dict\u00e9e par ces puissances \u00e9trang\u00e8res\u00a0\u00bb. Le FMI et la Banque mondiale, estime le panafricaniste kenyan, ont donc pour mission de maintenir l&rsquo;Afrique dans une pauvret\u00e9 perp\u00e9tuelle, de sorte que le continent et ses dirigeants deviennent des mendiants constants et d\u00e9pendent des miettes occidentales.<\/p>\n\n<p><strong>Mauvais leadership africain<\/strong><\/p>\n\n<p>L&rsquo;Afrique doit-elle toujours rejeter la responsabilit\u00e9 de sa pauvret\u00e9 sur son histoire malheureuse et sur des forces ext\u00e9rieures ? Il y a certainement des facteurs internes qui contribuent \u00e0 la pauvret\u00e9 de l&rsquo;Afrique. L&rsquo;Afrique a eu son lot de mauvais dirigeants qui, dans certains cas, ont encore plus appauvri leurs peuples. Il y a eu des dictateurs, des dynasties et des putschistes qui ont profit\u00e9 des circonstances pour se propulser au pouvoir afin de s&rsquo;enrichir et d&rsquo;enrichir leur famille. Les dictateurs sont incontest\u00e9s lorsqu&rsquo;ils sont au pouvoir. Ils peuvent et font souvent ce qu&rsquo;ils veulent. Dans de telles situations, personne ne peut arr\u00eater le pillage, la corruption, le n\u00e9potisme, les mauvaises politiques et les mauvaises d\u00e9cisions. L&rsquo;impact est donc d\u00e9vastateur pour tout pays et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, pour tout le continent. Les coups d&rsquo;\u00c9tat \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition entra\u00eenent l&rsquo;interruption fr\u00e9quente des programmes et des projets de d\u00e9veloppement. Les pays sont alors pris dans une orni\u00e8re cyclique qui consiste \u00e0 faire deux pas en arri\u00e8re pour chaque pas en avant. Certains dirigeants africains, qu&rsquo;ils soient d\u00e9mocratiquement \u00e9lus ou non, hypoth\u00e8quent les ressources naturelles de leur pays au profit de puissances et d&rsquo;entreprises \u00e9trang\u00e8res en \u00e9change de pr\u00eats qui finissent par les pi\u00e9ger. Dans ce cas, ces ressources naturelles sont d\u00e9tenues par des nations ou des entreprises \u00e9trang\u00e8res cr\u00e9anci\u00e8res, ce qui appauvrit les pays africains concern\u00e9s. Ce qui est triste, c&rsquo;est que souvent, les pr\u00eats contract\u00e9s au nom du pays sont dilapid\u00e9s par des dirigeants corrompus et leurs familles extravagantes. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;Afrique a connu des coups d&rsquo;\u00c9tat successifs depuis que ses pays ont commenc\u00e9 \u00e0 obtenir leur ind\u00e9pendance \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1950 et dans les ann\u00e9es 1960. La corruption d\u00e9brid\u00e9e d\u00e9vore les ressources et les richesses du continent au profit d&rsquo;une poign\u00e9e de personnes. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires ne sont pas diff\u00e9rents des esclavagistes et colonialistes transatlantiques qui ont pill\u00e9 le continent et l&rsquo;ont laiss\u00e9 d\u00e9sol\u00e9 et pauvre.<\/p>\n\n<p><strong>Guerres ethnoreligieuses, troubles civils et conflits<\/strong><\/p>\n\n<p>L&rsquo;Afrique a connu une multitude de guerres et de conflits civils, dont certains sont profond\u00e9ment enracin\u00e9s dans les diff\u00e9rences religieuses ou l&rsquo;ethnocentrisme. Le g\u00e9nocide rwandais de 1994, au cours duquel pr\u00e8s d&rsquo;un million de Tutsis et de Hutus mod\u00e9r\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 massacr\u00e9s par les Hutus, m\u00e9rite une mention particuli\u00e8re. L&rsquo;impact socio-\u00e9conomique sur le Rwanda a \u00e9t\u00e9 d\u00e9vastateur pendant des ann\u00e9es. Heureusement, le pr\u00e9sident actuel du pays, M. Paul Kagame, gr\u00e2ce \u00e0 sa propre version de la d\u00e9mocratie, a r\u00e9alis\u00e9 un \u00ab\u00a0miracle\u00a0\u00bb au Rwanda. Le pays est actuellement en plein essor et a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9 par le monde entier comme une r\u00e9ussite. Le Rwanda pourrait toutefois constituer une exception. Plusieurs pays africains ont connu des ann\u00e9es, voire des d\u00e9cennies, de guerres civiles et de conflits, et ont encore du mal, des d\u00e9cennies plus tard, \u00e0 retrouver leurs marques. Le Liberia en est un exemple. Apr\u00e8s deux guerres d\u00e9vastatrices, le pays chancelle. Ces guerres d\u00e9truisent les infrastructures, gaspillent les vies humaines (cerveaux, talents, comp\u00e9tences), d\u00e9ciment les terres agricoles et provoquent ainsi l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire, la famine, la malnutrition et la mort. Des milliers de jeunes sont enr\u00f4l\u00e9s dans ces conflits et sont soit tu\u00e9s \u00e0 la guerre, soit mutil\u00e9s \u00e0 vie. Les civils subissent \u00e9galement un sort similaire \u00e0 celui de la Sierra Leone, o\u00f9 les bras et les jambes ont \u00e9t\u00e9 mutil\u00e9s par les combattants et o\u00f9 les femmes ont \u00e9t\u00e9 viol\u00e9es \u00e0 volont\u00e9.<\/p>\n\n<p><strong>Exporter des ressources naturelles brutes et importer presque tout le reste<\/strong><\/p>\n\n<p>L&rsquo;Afrique doit encore s&rsquo;industrialiser au point de pouvoir valoriser ses ressources naturelles (or, p\u00e9trole, mangan\u00e8se, argent, bauxite, lithium, bois, cobalt, etc.) pour l&rsquo;exportation. Ces min\u00e9raux et ressources sont souvent export\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat brut, laissant le continent \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart. Malheureusement, l&rsquo;Afrique importe alors des produits fabriqu\u00e9s \u00e0 partir de ses propres mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e0 des co\u00fbts exorbitants avec des devises \u00e9trang\u00e8res, ce qui, \u00e0 son tour, affaiblit ses propres monnaies, avec un effet domino d&rsquo;inflation croissante qui laisse le continent plus pauvre. Certains, voire de nombreux pays africains, ont \u00e9galement sign\u00e9 de mauvais accords d&rsquo;exploitation des ressources, qui tendent \u00e0 enrichir les soci\u00e9t\u00e9s mini\u00e8res internationales aux d\u00e9pens du continent.<\/p>\n\n<p><strong>N\u00e9o-colonialisme<\/strong><\/p>\n\n<p>La Franceafrique &#8211; un syst\u00e8me dans lequel les \u00e9conomies de 14 pays africains francophones sont \u00e9troitement li\u00e9es aux diktats de la France, leur ma\u00eetre colonial &#8211; est la quintessence de l&rsquo;ing\u00e9rence \u00e9conomique et politique n\u00e9ocolonialiste omnipr\u00e9sente dans les affaires du continent. Cette n\u00e9o-colonisation \u00e9conomique de ces \u00c9tats africains exige qu&rsquo;une partie de leur budget continue \u00e0 \u00eatre vers\u00e9e \u00e0 la banque centrale fran\u00e7aise, ce qui permet \u00e0 la France de s&rsquo;approprier environ 85 % du revenu annuel des anciennes colonies. Ils sont essentiellement des esclaves \u00e9conomiques modernes de la France gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;utilisation du franc CFA. C&rsquo;est de cet \u00ab\u00a0esclavage\u00a0\u00bb que les chefs militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger \u00e9laborent des strat\u00e9gies pour lib\u00e9rer leurs pays. Ils ont d\u00e9cid\u00e9 de former un gouvernement conf\u00e9d\u00e9ral et de rompre les liens avec la France et le franc CFA en faveur du \u00ab\u00a0Sahel\u00a0\u00bb, une nouvelle monnaie commune qui, selon eux, leur permettra de s&rsquo;affranchir de la France.<\/p>\n\n<p><strong>Solutions \u00e0 la pauvret\u00e9 en Afrique<\/strong><\/p>\n\n<p>Oui, l&rsquo;Afrique est riche. Elle est dot\u00e9e de tant d&rsquo;atouts qu&rsquo;elle peut en tirer parti pour devenir un continent industrialis\u00e9 et prosp\u00e8re et lib\u00e9rer ses habitants de la pauvret\u00e9. Malheureusement, le continent abrite 33 (tous en Afrique subsaharienne) des 47 (70 %) pays les moins avanc\u00e9s (PMA) du monde. Malgr\u00e9 l&rsquo;histoire malheureuse du continent, elle peut, seule et avec d\u00e9termination, changer la donne. Tout ce dont elle a besoin, c&rsquo;est de bons dirigeants, visionnaires et altruistes, capables de provoquer des changements et de rallier leurs peuples \u00e0 leur cause.<\/p>\n\n<p>Le 28 novembre 2023, M. Akinwumi A. Adesina, pr\u00e9sident du Groupe de la Banque africaine de d\u00e9veloppement, a pr\u00e9sent\u00e9 un plan d&rsquo;action pour sortir l&rsquo;Afrique de la pauvret\u00e9 lors de la c\u00e9l\u00e9bration du 40e anniversaire des journaux The Guardian \u00e0 Lagos, au Nigeria. Nous devons jeter un regard critique autour de nous : le sous-d\u00e9veloppement, la pauvret\u00e9 au milieu de l&rsquo;abondance et le fait que nous sommes loin derri\u00e8re d&rsquo;autres r\u00e9gions du monde, malgr\u00e9 nos \u00e9normes ressources, et d\u00e9terminer que trop c&rsquo;est trop\u00a0\u00bb, a insist\u00e9 M. Adesina, en ajoutant : \u00ab\u00a0La pauvret\u00e9 ne doit pas devenir l&rsquo;avantage comparatif de l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0La pauvret\u00e9 ne doit pas devenir l&rsquo;avantage comparatif de l&rsquo;Afrique.<\/p>\n\n<p>M. Adesina a mis en perspective la richesse du continent et sa pauvret\u00e9 : \u00ab\u00a0Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de l&rsquo;or mondial et un tiers de tous les min\u00e9raux se trouvent en Afrique. Avec ses vastes ressources min\u00e9rales et ses capacit\u00e9s en ressources humaines, l&rsquo;Afrique ne devrait pas \u00eatre dans la situation o\u00f9 elle se trouve aujourd&rsquo;hui. Le Nigeria et de nombreuses autres nations africaines \u00e9taient autrefois au m\u00eame niveau de d\u00e9veloppement que certaines nations d&rsquo;Asie de l&rsquo;Est, notamment la Malaisie, l&rsquo;Indon\u00e9sie, la Cor\u00e9e du Sud et plusieurs autres. Nous devons nous poser la question suivante : quand <strong>ferons-nous<\/strong> le m\u00eame changement que la Cor\u00e9e du Sud, c&rsquo;est-\u00e0-dire passer d&rsquo;un pays qui se trouvait au bas de l&rsquo;\u00e9chelle du d\u00e9veloppement \u00e0 la nation riche et industrialis\u00e9e qu&rsquo;elle est aujourd&rsquo;hui ? Il y a eu une p\u00e9riode, a rappel\u00e9 M. Adesina, \u00ab\u00a0pendant laquelle certains pays d&rsquo;Asie de l&rsquo;Est, comme la Cor\u00e9e du Sud, ont eu du mal \u00e0 obtenir des pr\u00eats de la Banque mondiale. Aujourd&rsquo;hui, la Cor\u00e9e du Sud est le<sup>7e<\/sup>  plus grand exportateur de marchandises au monde. De plus, son PIB par habitant repr\u00e9sente 266 % de la moyenne mondiale\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Nous devons trouver des solutions aux nombreux d\u00e9fis auxquels nous sommes confront\u00e9s en Afrique. Bien que nous devions nous occuper des questions de d\u00e9veloppement de base, nous devons penser strat\u00e9giquement pour nous mettre sur la voie de devenir des nations riches. Nos pays doivent devenir de grands contributeurs \u00e0 la richesse mondiale et au financement du d\u00e9veloppement pour les autres\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Nous devons tout simplement inverser la tendance\u00a0\u00bb, a insist\u00e9 M. Adesina : \u00ab\u00a0En fin de compte, nous devons nous mettre dans une position o\u00f9 nous pouvons nous aussi donner. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;Afrique gagnera le respect. Il est temps que les gouvernements rendent des comptes sur la pauvret\u00e9. L&rsquo;Afrique ne gagnera pas le respect du monde entier tant que nous n&rsquo;aurons pas mis fin \u00e0 la pauvret\u00e9 \u00e0 grande \u00e9chelle. Pendant trop longtemps, nous avons laiss\u00e9 la pauvret\u00e9 s&rsquo;installer de mani\u00e8re omnipr\u00e9sente au milieu de l&rsquo;abondance. Notre pays est riche en ressources et pourtant la majorit\u00e9 de nos concitoyens restent pauvres. Nous avons souvent tendance \u00e0 consid\u00e9rer la pauvret\u00e9 comme normale. Permettez-moi d&rsquo;\u00eatre tr\u00e8s clair. La pauvret\u00e9 n&rsquo;est pas normale. Elle est anormale, surtout lorsqu&rsquo;elle est omnipr\u00e9sente depuis si longtemps. C&rsquo;est pourquoi je pense que l&rsquo;Afrique ne doit pas devenir un mus\u00e9e de la pauvret\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Pour inverser cette tendance, M. Adesina a propos\u00e9 : \u00ab\u00a0Nous devons rendre des comptes au public sur la pauvret\u00e9. Nos gouvernements doivent comprendre qu&rsquo;il est de leur responsabilit\u00e9 de sortir tous leurs citoyens de la pauvret\u00e9 et de les amener \u00e0 la richesse le plus rapidement possible. C&rsquo;est faisable. Nous avons vu des exemples clairs de tels progr\u00e8s dans d&rsquo;autres r\u00e9gions du monde, en particulier en Asie, au cours des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies. Il n&rsquo;y a aucune raison pour que la pauvret\u00e9 aigu\u00eb ne soit pas \u00e9radiqu\u00e9e au Nigeria et dans toute l&rsquo;Afrique. Nous devons devenir un continent qui cultive une richesse inclusive et bien r\u00e9partie\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Par lutte contre la pauvret\u00e9, il a expliqu\u00e9 : \u00ab\u00a0Je n&rsquo;entends pas par l\u00e0 ce que l&rsquo;on appelle la <strong>\u00ab\u00a0lutte contre la pauvret\u00e9<\/strong><strong> <\/strong>car c&rsquo;est un terme que je rejette en bloc. Nous ne pouvons pas nous accommoder de la pauvret\u00e9. Si vous \u00eates malade du paludisme et que vous consultez un m\u00e9decin qui vous dit : \u00ab\u00a0Je vais vous soulager du paludisme\u00a0\u00bb, sortez de chez vous et cherchez un meilleur m\u00e9decin ! Je ne crois pas \u00e0 la \u00ab\u00a0lutte contre la pauvret\u00e9\u00a0\u00bb. Si une personne passe de 1,30 $ ou 1,50 $ par jour \u00e0 1,60 $ par jour, elle reste pauvre. Nous devons \u00e9liminer la pauvret\u00e9 et cr\u00e9er de la richesse\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Pour \u00e9tayer son propos, M. Adesina a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab\u00a0La Cor\u00e9e du Sud est pass\u00e9e d&rsquo;un PIB par habitant de 350 dollars dans les ann\u00e9es 1960 \u00e0 environ 33 000 dollars en 2023. C&rsquo;est le genre de bond en avant dont nous avons besoin, plut\u00f4t que d&rsquo;essayer de \u00ab\u00a0r\u00e9duire\u00a0\u00bb la pauvret\u00e9. Lorsque nous sortirons rapidement notre population de la pauvret\u00e9, nous commencerons \u00e0 gagner le respect\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Il s&rsquo;est demand\u00e9 pourquoi le Nigeria, par exemple, riche en p\u00e9trole, n&rsquo;a pas fait autant de progr\u00e8s que les autres pays de l&rsquo;OPEP et les pays riches en p\u00e9trole. \u00ab\u00a0L&rsquo;Arabie saoudite a du p\u00e9trole, tout comme le Nigeria. Le Kowe\u00eft a du p\u00e9trole, tout comme le Nigeria. Le Qatar dispose de gaz en abondance, tout comme le Nigeria et d&rsquo;autres pays. Pourtant, le Nigeria est le pays d&rsquo;Afrique dont la part de la population vivant sous le seuil d&rsquo;extr\u00eame pauvret\u00e9 en 2023 est la plus importante. Il est clair qu&rsquo;il y a quelque chose de fondamentalement erron\u00e9 dans notre gestion, ou plut\u00f4t notre <strong>mauvaise gestion<\/strong>, de nos ressources naturelles. Il est \u00e9galement \u00e9vident que si nous continuons \u00e0 mal g\u00e9rer ces ressources naturelles, nous resterons bloqu\u00e9s. Lorsque nous observons la mainmise g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de l&rsquo;\u00c9tat, dans plusieurs cas, sur le p\u00e9trole, le gaz, les min\u00e9raux et les m\u00e9taux, il est tout \u00e0 fait clair qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de transparence ni de responsabilit\u00e9 quant \u00e0 la mani\u00e8re dont nous g\u00e9rons ces ressources. Par cons\u00e9quent, au milieu de l&rsquo;abondance, la majorit\u00e9 des gens restent pauvres\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>M. Adesina a toujours exhort\u00e9 \u00ab\u00a0les gouvernements africains \u00e0 cesser d&rsquo;obtenir des pr\u00eats garantis par leurs ressources naturelles. Les pr\u00eats adoss\u00e9s aux ressources naturelles ne sont pas transparents. Ils sont co\u00fbteux et rendent difficile la r\u00e9solution de la dette. Si la tendance se poursuit, ce sera un d\u00e9sastre pour l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Il a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab\u00a0Certains parlent de la mal\u00e9diction des ressources naturelles : \u00ab\u00a0Certains parlent de la mal\u00e9diction des ressources naturelles. Ils disent que les pays deviennent pauvres lorsqu&rsquo;ils poss\u00e8dent des ressources naturelles. Je ne suis pas d&rsquo;accord. La soi-disant mal\u00e9diction des ressources ne s&rsquo;est pas appliqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Arabie saoudite. Elle ne s&rsquo;est pas non plus appliqu\u00e9e au Qatar ou \u00e0 la Norv\u00e8ge. Ce sont toutes des nations riches en ressources naturelles qui les ont bien servies. Pourquoi en serait-il autrement pour les \u00c9tats africains riches en ressources ? Tout se r\u00e9sume \u00e0 la gouvernance, \u00e0 la transparence, \u00e0 la responsabilit\u00e9 et \u00e0 la bonne gestion de nos ressources naturelles.<\/p>\n\n<p>Le pr\u00e9sident de la BAD estime que \u00ab\u00a0si nous g\u00e9rons bien nos ressources naturelles, l&rsquo;Afrique n&rsquo;a aucune raison d&rsquo;\u00eatre pauvre. Nous disposons de 6,5 billions de dollars de ressources naturelles. Alors comment se fait-il que nous soyons encore pauvres ? Nous devons simplement nous ressaisir, \u00e9radiquer la corruption et g\u00e9rer nos ressources dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de nos pays et de nos populations\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Une fois de plus, il a d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab\u00a0l&rsquo;Afrique sera respect\u00e9e lorsqu&rsquo;elle sera capable de se nourrir elle-m\u00eame\u00a0\u00bb, soulignant que \u00ab\u00a0toute nation ou r\u00e9gion qui mendie de la nourriture n&rsquo;est libre qu&rsquo;en paroles mais d\u00e9pendante des autres pour sa vie\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Toute nation ou r\u00e9gion qui mendie de la nourriture n&rsquo;est libre qu&rsquo;en paroles, mais d\u00e9pend des autres pour vivre. Nourrir 9,5 milliards de personnes dans le monde d&rsquo;ici 2050 sera un d\u00e9fi, compte tenu du changement climatique et de la quantit\u00e9 limit\u00e9e de terres arables dans de nombreux pays, y compris les pays d\u00e9velopp\u00e9s. L&rsquo;Afrique jouera un r\u00f4le essentiel \u00e0 cet \u00e9gard, car le continent poss\u00e8de 65 % de toutes les terres arables non cultiv\u00e9es du monde. Malgr\u00e9 cela, l&rsquo;Afrique n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 en mesure de se nourrir. La facture des importations alimentaires de l&rsquo;Afrique a atteint 85 milliards de dollars en 2021 et devrait d\u00e9passer 110 milliards de dollars d&rsquo;ici \u00e0 2025, 283 millions de personnes souffrant de la faim chaque ann\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>La Banque africaine de d\u00e9veloppement, a indiqu\u00e9 M. Adesina, est en train de changer la donne. Il a indiqu\u00e9 que la banque avait investi plus de 8 milliards de dollars dans l&rsquo;agriculture au cours des sept derni\u00e8res ann\u00e9es, ce qui a permis d&rsquo;am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de 250 millions de personnes. \u00ab\u00a0Lorsque la guerre russo-ukrainienne a \u00e9clat\u00e9 et a perturb\u00e9 les exportations de bl\u00e9 et de ma\u00efs, l&rsquo;Afrique a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 une crise alimentaire potentielle. J&rsquo;ai dit que l&rsquo;Afrique ne conna\u00eetrait pas de crise alimentaire et qu&rsquo;elle ne devrait pas aller qu\u00e9mander de la nourriture ou supplier la Russie de lui en fournir, mais plut\u00f4t mettre ses propres semences en terre et produire de la nourriture\u00a0\u00bb. La Banque africaine de d\u00e9veloppement a rapidement approuv\u00e9 une facilit\u00e9 de production alimentaire d&rsquo;urgence de 1,5 milliard de dollars pour les pays africains. Aujourd&rsquo;hui, cette facilit\u00e9 aide 20 millions d&rsquo;agriculteurs dans 36 pays \u00e0 produire 38 millions de tonnes de nourriture pour une valeur de 12 milliards de dollars. Cela repr\u00e9sente 8 millions de tonnes de plus que les 30 millions de tonnes de nourriture que l&rsquo;Afrique perdait \u00e0 cause des importations en provenance de Russie et d&rsquo;Ukraine. L&rsquo;Afrique n&rsquo;a pas mendi\u00e9. L&rsquo;Afrique a produit plus de nourriture. Et l&rsquo;Afrique a gagn\u00e9 le respect\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Notre soutien \u00e0 l&rsquo;\u00c9thiopie lui a permis d&rsquo;atteindre l&rsquo;autosuffisance en bl\u00e9 en l&rsquo;espace de quatre ans, devenant ainsi un pays exportateur de bl\u00e9. Pour reproduire le succ\u00e8s mondial, la Banque africaine de d\u00e9veloppement a aid\u00e9 \u00e0 organiser le sommet \u00ab\u00a0Nourrir l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb en janvier, qui a attir\u00e9 34 chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement. Les dirigeants ne se sont pas content\u00e9s de parler, ils se sont engag\u00e9s \u00e0 favoriser l&rsquo;autosuffisance et la souverainet\u00e9 alimentaire dans les cinq ans \u00e0 venir. Je suis heureux d&rsquo;annoncer qu&rsquo;au niveau mondial, nous avons pu mobiliser 72 milliards de dollars pour aider l&rsquo;Afrique \u00e0 atteindre ces objectifs. Mais m\u00eame dans ce contexte, nous ne devons pas nous contenter de produire davantage de denr\u00e9es alimentaires et de produits agricoles. Prenons par exemple le fait que l&rsquo;Afrique, qui repr\u00e9sente 65 % de la production de cacao, ne re\u00e7oit que 2 % des 120 milliards de dollars de valeur mondiale des chocolats. Alors que les agriculteurs africains croupissent dans la pauvret\u00e9, les transformateurs de chocolat ont le sourire jusqu&rsquo;\u00e0 la banque. L&rsquo;un est condamn\u00e9 \u00e0 la mis\u00e8re, l&rsquo;autre cr\u00e9e de la richesse. On peut en dire autant du coton, du th\u00e9, du caf\u00e9, de la noix de cajou et d&rsquo;autres mati\u00e8res premi\u00e8res que l&rsquo;Afrique exporte au prix d&rsquo;une perte importante de revenus et d&#8217;emplois\u00a0\u00bb, a-t-il fait remarquer.<\/p>\n\n<p>M. Adesina a insist\u00e9 sur le fait que \u00ab\u00a0l&rsquo;exportation de mati\u00e8res premi\u00e8res est la porte de la pauvret\u00e9\u00a0\u00bb. Au contraire, il a affirm\u00e9 que \u00ab\u00a0l&rsquo;exportation de produits \u00e0 valeur ajout\u00e9e est l&rsquo;autoroute de la richesse\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Pour se faire respecter, l&rsquo;Afrique doit devenir une puissance mondiale dans le domaine de l&rsquo;alimentation et de l&rsquo;agriculture. C&rsquo;est pourquoi la Banque et ses partenaires ont fourni 1,6 milliard de dollars pour le d\u00e9veloppement de zones sp\u00e9ciales de transformation agro-industrielle afin de soutenir la transformation et la valorisation des produits de base par le secteur priv\u00e9 dans 25 zones r\u00e9parties dans 15 pays. L&rsquo;Alliance pour les zones sp\u00e9ciales de transformation agro-industrielle, que nous venons de lancer pour un montant de 3 milliards de dollars, soutiendra le d\u00e9veloppement de ces zones dans 11 autres pays\u00a0\u00bb. Il est convaincu que \u00ab\u00a0l&rsquo;Afrique doit transformer la sueur de ses agriculteurs en richesse\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0L&rsquo;Afrique sera respect\u00e9e lorsqu&rsquo;elle tirera parti de ses vastes ressources naturelles pour d\u00e9velopper ses \u00e9conomies et transformer la vie de ses habitants\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Ce qui s&rsquo;applique \u00e0 l&rsquo;agriculture, a soulign\u00e9 M. Adesina, s&rsquo;applique \u00e9galement aux min\u00e9raux, au p\u00e9trole, au gaz et aux m\u00e9taux de l&rsquo;Afrique, tels que le cuivre, le cobalt, le mangan\u00e8se, le graphite et le lithium. \u00ab\u00a0L&rsquo;Afrique repr\u00e9sente 70 % des r\u00e9serves mondiales de platine, 52 % de celles de cobalt et 48 % de celles de mangan\u00e8se. La R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo repr\u00e9sente \u00e0 elle seule 70 % de l&rsquo;approvisionnement mondial en cobalt. Cependant, la Chine repr\u00e9sente un pourcentage \u00e9lev\u00e9 du raffinage des min\u00e9raux strat\u00e9giques : cobalt (73 %), nickel (68 %), lithium (59 %) et cuivre (40 %). Alors que le monde se tourne vers les sources d&rsquo;\u00e9nergie renouvelables, l&rsquo;Afrique poss\u00e8de les plus grandes sources de ressources solaires potentielles au monde. La r\u00e9volution des \u00e9nergies renouvelables d\u00e9pendra de ces m\u00e9taux essentiels pour la fabrication d&rsquo;\u00e9oliennes, de panneaux solaires, de syst\u00e8mes de stockage d&rsquo;\u00e9nergie par batterie et de v\u00e9hicules \u00e9lectriques. Il y aura beaucoup d&rsquo;argent \u00e0 gagner, car on estime que la taille du march\u00e9 des v\u00e9hicules \u00e9lectriques passera de 7 000 milliards de dollars actuellement \u00e0 57 000 milliards de dollars d&rsquo;ici 2050, avec des projections montrant une augmentation de 500 % de la demande de cobalt, de graphite et de lithium au cours des deux prochaines ann\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Selon lui, l&rsquo;Afrique doit se positionner strat\u00e9giquement dans cette nouvelle dynamique industrielle. Une \u00e9tude de Bloomberg NEF, a-t-il cit\u00e9, \u00ab\u00a0indique que la fabrication de batteries de pr\u00e9curseurs lithium-ion en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo sera trois fois moins co\u00fbteuse qu&rsquo;aux \u00c9tats-Unis, en Pologne et en Chine. L&rsquo;Afrique ne doit donc pas se contenter d&rsquo;\u00eatre un exportateur de minerais essentiels. Elle doit plut\u00f4t d\u00e9velopper ses cha\u00eenes de valeur afin de transformer, d&rsquo;ajouter de la valeur et de bien s&rsquo;int\u00e9grer dans les cha\u00eenes d&rsquo;approvisionnement mondiales. Alors que les questions et les int\u00e9r\u00eats g\u00e9opolitiques d\u00e9terminent les engagements internationaux sur les m\u00e9taux critiques, l&rsquo;Afrique devrait se positionner strat\u00e9giquement pour construire ses propres capacit\u00e9s de fabrication industrielle avec des infrastructures, des qualifications, des connaissances et des comp\u00e9tences, ainsi que des partenariats d&rsquo;investissement\u00a0\u00bb. Les m\u00e9taux verts de l&rsquo;Afrique, a propos\u00e9 M. Adesina, \u00ab\u00a0doivent devenir la richesse verte de l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>En outre, il a d\u00e9clar\u00e9 que l&rsquo;Afrique sera respect\u00e9e lorsqu&rsquo;elle deviendra un acteur important de l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re mondiale. \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Afrique ne repr\u00e9sente que 3 % de l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re mondiale. L&rsquo;industrialisation est le moyen le plus rapide d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 la richesse. Et ici, une fois de plus, permettez-moi de me concentrer sur le Nigeria en particulier. Le Nigeria doit d\u00e9clencher une r\u00e9volution industrielle sur ce continent. Le jour o\u00f9 le Nigeria se r\u00e9veillera et deviendra un roi lion, tout changera pour son peuple et pour l&rsquo;Afrique. La Malaisie et le Vi\u00eat Nam ont eu recours \u00e0 une diversification horizontale et verticale agressive de la production industrielle pour passer de produits de faible valeur \u00e0 des produits de grande valeur. Le r\u00e9sultat se refl\u00e8te dans la richesse comparative des deux pays et du Nigeria. Alors que la valeur des exportations par habitant est de 7 100 dollars pour la Malaisie et de 3 600 dollars pour le Vi\u00eat Nam, elle n&rsquo;est que de 160 dollars pour le Vi\u00eat Nam. La Malaisie et le Vi\u00eat Nam sont depuis longtemps entr\u00e9s dans la croissance manufacturi\u00e8re mondiale. Ils cr\u00e9ent massivement des richesses et des emplois pour eux-m\u00eames. Le Nigeria, quant \u00e0 lui, est rest\u00e9 en mode de survie\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Malheureusement, M. Adesina, qui est nig\u00e9rian, a d\u00e9clar\u00e9 que son pays \u00ab\u00a0n&rsquo;est toujours pas en mesure de remplacer ses importations de produits p\u00e9troliers, bien qu&rsquo;il soit l&rsquo;un des plus grands exportateurs de p\u00e9trole brut au monde\u00a0\u00bb. Pour l&rsquo;instant, le Nigeria se d\u00e9veloppe trop lentement et bien en de\u00e7\u00e0 de son potentiel. J&rsquo;esp\u00e8re que l&rsquo;administration actuelle relancera le secteur manufacturier nig\u00e9rian\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Il a soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une base manufacturi\u00e8re solide \u00ab\u00a0si l&rsquo;Afrique veut s&rsquo;affirmer et atteindre son plein potentiel\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Pour y parvenir, nous devons tout simplement mettre en \u0153uvre les bonnes politiques, r\u00e9aliser les bons investissements, mettre de l&rsquo;ordre dans nos infrastructures et am\u00e9liorer les cadres logistiques et financiers. Nous devons nous assurer que tout cela est men\u00e9 par une main-d&rsquo;\u0153uvre hautement qualifi\u00e9e, dynamique et jeune\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>En outre, il a reconnu que le changement climatique \u00ab\u00a0d\u00e9vaste de nombreuses r\u00e9gions d&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb. La s\u00e9cheresse et la d\u00e9sertification dans le Sahel et dans la Corne de l&rsquo;Afrique, ainsi que les cyclones au Mozambique, au Zimbabwe, au Malawi et \u00e0 Madagascar, ont eu des effets d\u00e9vastateurs. L&rsquo;Afrique, qui ne repr\u00e9sente que 3 % de l&rsquo;ensemble des \u00e9missions historiques, subit aujourd&rsquo;hui les effets les plus graves du changement climatique. Neuf des dix pays les plus vuln\u00e9rables au changement climatique dans le monde se trouvent en Afrique. Les richesses de l&rsquo;Afrique se perdent \u00e0 un rythme effr\u00e9n\u00e9 \u00e0 cause du changement climatique, avec des pertes annuelles de 7 \u00e0 15 milliards de dollars. On estime que ce chiffre atteindra 50 milliards de dollars par an d&rsquo;ici \u00e0 2030. Alors que les pays d\u00e9velopp\u00e9s ont d\u00e9velopp\u00e9 leurs \u00e9conomies, cr\u00e9\u00e9 des richesses massives, des emplois et am\u00e9lior\u00e9 le niveau de vie depuis la r\u00e9volution industrielle, ils l&rsquo;ont fait au d\u00e9triment du bien commun mondial, l&rsquo;environnement, en utilisant 85 % du budget carbone mondial\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Les \u00e9missions de carbone de l&rsquo;Afrique, a-t-il compar\u00e9, \u00ab\u00a0sont insignifiantes par rapport aux \u00e9missions des autres continents. Pour mettre les choses en perspective, un Am\u00e9ricain ou un Australien moyen \u00e9met autant de CO2 en un mois qu&rsquo;un Africain en un an. Cependant, le financement mondial pour le climat ne tient pas compte de l&rsquo;Afrique, puisqu&rsquo;il ne fournit que 29 milliards de dollars sur les 653 milliards de dollars de financement pour le climat au niveau mondial.<\/p>\n\n<p>Il a indiqu\u00e9 que pour donner du poids \u00e0 la voix et aux besoins de l&rsquo;Afrique, la Banque africaine de d\u00e9veloppement a lanc\u00e9 le Programme d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration de l&rsquo;adaptation en Afrique, dot\u00e9 de 25 milliards de dollars, afin d&rsquo;accro\u00eetre le financement de l&rsquo;adaptation au climat en Afrique.<\/p>\n\n<p>Il a d\u00e9clar\u00e9 que, s&rsquo;appuyant sur son programme r\u00e9ussi qui assure les pays contre les ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames dans 15 pays, la Banque a \u00e9galement lanc\u00e9 un m\u00e9canisme d&rsquo;assurance contre les risques climatiques en Afrique pour l&rsquo;adaptation (ACRIFA), dot\u00e9 d&rsquo;un milliard de dollars, afin d&rsquo;accro\u00eetre l&rsquo;assurance des pays contre les risques climatiques.<\/p>\n\n<p>L&rsquo;acc\u00e8s universel \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, a not\u00e9 M. Adesina, est \u00e9galement important pour la prosp\u00e9rit\u00e9 du continent et pour en finir avec \u00ab\u00a0l&rsquo;image du &lsquo;continent noir'\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0L&rsquo;Afrique dispose du plus grand potentiel d&rsquo;\u00e9nergie renouvelable au monde, notamment solaire, hydro\u00e9lectrique, \u00e9olienne et g\u00e9othermique. Le probl\u00e8me est qu&rsquo;alors qu&rsquo;elle poss\u00e8de 60 % du potentiel mondial d&rsquo;\u00e9nergie solaire, elle n&rsquo;en utilise que 1 %. Pourtant, 600 millions de personnes y sont priv\u00e9es d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. En outre, pr\u00e8s d&rsquo;un milliard d&rsquo;Africains n&rsquo;ont pas acc\u00e8s \u00e0 une \u00e9nergie de cuisson propre et, par cons\u00e9quent, plus de 300 000 femmes meurent chaque ann\u00e9e de l&rsquo;utilisation de combustibles de cuisson polluants tels que la biomasse et le k\u00e9ros\u00e8ne, tandis que 300 000 autres enfants meurent \u00e9galement chaque ann\u00e9e en raison de la pollution \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des habitations. Malheureusement, selon l&rsquo;Agence internationale pour les \u00e9nergies renouvelables, l&rsquo;Afrique \u00a0\u00bb [&#8230;]<em>\n  <strong>a \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9e dans la transition \u00e9nerg\u00e9tique mondiale<\/strong>\n<\/em>.\u00a0\u00bb Les faits le confirment : L&rsquo;Afrique n&rsquo;a re\u00e7u que 60 milliards de dollars (soit 2 %) des 3 000 milliards de dollars d&rsquo;investissements mondiaux dans les \u00e9nergies renouvelables au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, et ne repr\u00e9sente que 3 % de tous les emplois cr\u00e9\u00e9s dans le domaine des \u00e9nergies renouvelables. Il est clair qu&rsquo;il y a un sous-investissement au niveau mondial pour aider l&rsquo;Afrique \u00e0 lib\u00e9rer tout le potentiel de ses vastes sources d&rsquo;\u00e9nergie renouvelable. C&rsquo;est injuste, in\u00e9quitable et inacceptable\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>C&rsquo;est pourquoi, M. Adesina a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab\u00a0En 2016, un an apr\u00e8s mon \u00e9lection \u00e0 la Banque africaine de d\u00e9veloppement, j&rsquo;ai lanc\u00e9 le New Deal sur l&rsquo;\u00e9nergie pour l&rsquo;Afrique. Un nouveau pacte qui acc\u00e9l\u00e9rera l&rsquo;acc\u00e8s des Africains \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Depuis que la Banque africaine de d\u00e9veloppement a lanc\u00e9 son New Deal sur l&rsquo;\u00e9nergie en 2016, le taux d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 en Afrique est pass\u00e9 de 32 % \u00e0 57 %. Malgr\u00e9 les revers dus au COVID-19, certains pays comme l&rsquo;\u00c9thiopie, la Tanzanie et le Kenya ont r\u00e9alis\u00e9 des progr\u00e8s remarquables et ont repr\u00e9sent\u00e9 plus de 50 % des personnes ayant acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 en Afrique entre 2015 et 2019. Le soutien de la Banque au Maroc lui a permis d&rsquo;atteindre un taux d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 de 98 % dans ses zones rurales. La Banque africaine de d\u00e9veloppement est \u00e0 l&rsquo;avant-garde de l&rsquo;exploitation du potentiel de l&rsquo;Afrique en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9nergies renouvelables. Nous avons soutenu la construction de la plus grande centrale solaire concentr\u00e9e du monde, au Maroc, et de la plus grande centrale \u00e9olienne d&rsquo;Afrique, au Kenya. Nous avons investi 210 millions de dollars dans le d\u00e9veloppement des lignes de transmission pour le Nigeria et pr\u00e9voyons de soutenir une centrale solaire de 1 000 MW \u00e0 Jigawa, ainsi que les premi\u00e8res lignes de transmission d&rsquo;\u00e9nergie en partenariat public-priv\u00e9 du Nigeria dans l&rsquo;\u00c9tat de Lagos. Nous mettons en \u0153uvre un programme de 20 milliards de dollars, Desert to Power, pour d\u00e9velopper 10 000 MW d&rsquo;\u00e9nergie solaire dans 11 pays de la zone sah\u00e9lienne, ce qui permettra de fournir de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 250 millions de personnes. Une fois achev\u00e9e, cette zone deviendra la plus grande zone solaire du monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Il a sugg\u00e9r\u00e9 que l&rsquo;Afrique exploite pleinement l&rsquo;\u00e9norme potentiel du barrage de Grand Inga en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, avec ses 44 000 MW d&rsquo;\u00e9nergie hydro\u00e9lectrique. Malgr\u00e9 un potentiel \u00e9norme, il reste inexploit\u00e9. Lors d&rsquo;une visite sur ce site extraordinaire, j&rsquo;ai demand\u00e9 \u00e0 la communaut\u00e9 o\u00f9 se trouve Inga ce que signifiait le nom \u00ab\u00a0Inga\u00a0\u00bb. On m&rsquo;a r\u00e9pondu que cela signifiait &lsquo;Oui&rsquo;. Invit\u00e9 \u00e0 signer le livre d&rsquo;or, j&rsquo;ai \u00e9crit : \u00ab\u00a0La Banque africaine de d\u00e9veloppement dit &lsquo;Oui&rsquo;. Avec tout son potentiel, l&rsquo;Afrique ne peut justifier l&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Oui ! L&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 100 % est r\u00e9alisable. L&rsquo;Afrique sera respect\u00e9e lorsqu&rsquo;elle pourra assurer la sant\u00e9 de ses habitants\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Il a rappel\u00e9 que lorsque Covid a frapp\u00e9, l&rsquo;Afrique a \u00e9t\u00e9 prise au d\u00e9pourvu en raison de plusieurs d\u00e9cennies de sous-investissement dans la sant\u00e9 et le d\u00e9veloppement de son industrie pharmaceutique. Le continent ne disposait que de deux laboratoires pour tester le COVID-19. \u00ab\u00a0L&rsquo;Afrique produit 20 \u00e0 30 % de ses m\u00e9dicaments. Et elle ne produit que 1 % de ses vaccins. Alors que le reste du monde recevait les deuxi\u00e8mes et troisi\u00e8mes injections de rappel des vaccins, les 1,4 milliard d&rsquo;habitants de l&rsquo;Afrique attendaient en vain de recevoir une injection de vaccin de base. C&rsquo;\u00e9tait d\u00e9courageant. Je me suis dit : plus jamais \u00e7a ! Pour rem\u00e9dier \u00e0 ce probl\u00e8me, la Banque a soutenu les pays africains avec une facilit\u00e9 d&rsquo;urgence de 10 milliards de dollars. L&rsquo;Afrique ne peut pas \u00eatre respect\u00e9e lorsque ses dirigeants doivent se d\u00e9mener dans le monde entier pour trouver des m\u00e9dicaments, des d\u00e9sinfectants pour les mains, des masques chirurgicaux et des vaccins. L&rsquo;Afrique a soumis sa s\u00e9curit\u00e9 sanitaire \u00e0 la bienveillance des autres. Cela ne devrait jamais \u00eatre le cas. Et si les autres n&rsquo;\u00e9taient pas aussi bienveillants ? Pourtant, la fabrication de m\u00e9dicaments et de vaccins exige que l&rsquo;Afrique ait acc\u00e8s \u00e0 des technologies et \u00e0 des proc\u00e9d\u00e9s dont la plupart sont prot\u00e9g\u00e9s par des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle dans le cadre de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Pour rem\u00e9dier \u00e0 cette situation et rompre ce cycle de d\u00e9pendance, la Banque africaine de d\u00e9veloppement a mis en place une facilit\u00e9 de 3 milliards de dollars pour soutenir le d\u00e9veloppement d&rsquo;entreprises pharmaceutiques locales en Afrique. \u00ab\u00a0Pour s&rsquo;assurer que les entreprises puissent avoir acc\u00e8s aux technologies et aux processus de fabrication de vaccins, la Banque africaine de d\u00e9veloppement a cr\u00e9\u00e9 la Fondation africaine pour les technologies pharmaceutiques. La Fondation servira d&rsquo;interm\u00e9diaire entre les entreprises pharmaceutiques africaines et les entreprises pharmaceutiques mondiales pour acc\u00e9der aux technologies, aux ingr\u00e9dients pharmaceutiques actifs et aux antig\u00e8nes dont elles ont besoin pour produire des m\u00e9dicaments et des vaccins de qualit\u00e9 en Afrique. La Fondation, dont le Conseil consultatif \u00e9minent est copr\u00e9sid\u00e9 par le pr\u00e9sident du Rwanda, M. Kagame, et l&rsquo;ancienne chanceli\u00e8re allemande, Mme Angela Merkel, ouvrira officiellement ses bureaux \u00e0 Kigali en d\u00e9cembre\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Pour am\u00e9liorer encore l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 des services de sant\u00e9 de qualit\u00e9, M. Adesina a d\u00e9clar\u00e9 que la Banque africaine de d\u00e9veloppement avait \u00e9galement lanc\u00e9 un programme de 3 milliards de dollars pour construire l&rsquo;infrastructure sanitaire de l&rsquo;Afrique. Lorsque les Africains auront acc\u00e8s \u00e0 des services de sant\u00e9, des m\u00e9dicaments et des vaccins de qualit\u00e9, la productivit\u00e9 et l&rsquo;esp\u00e9rance de vie s&rsquo;en trouveront accrues, et les 2,6 billions de dollars de PIB perdus chaque ann\u00e9e \u00e0 cause des maladies et des affections seront \u00e9limin\u00e9s. \u00ab\u00a0Une Afrique en meilleure sant\u00e9 sera une Afrique beaucoup plus riche\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n\n<p>En outre, M. Adesina a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;une Afrique dot\u00e9e d&rsquo;une bonne gouvernance et d&rsquo;un \u00c9tat de droit serait sur la voie de la prosp\u00e9rit\u00e9. \u00ab\u00a0Pour l&rsquo;instant, l&rsquo;\u00e9rosion de l&rsquo;espace d\u00e9mocratique dans plusieurs pays africains est inqui\u00e9tante. L&rsquo;indice de gouvernance Mo Ibrahim a baiss\u00e9 en 2022-2023. Le retour et l&rsquo;augmentation du nombre de coups d&rsquo;\u00c9tat militaires dans certaines parties de l&rsquo;Afrique, en particulier au Sahel, repr\u00e9sentent un danger puissant et imminent pour la stabilit\u00e9, la croissance et le d\u00e9veloppement du continent. Pour y rem\u00e9dier, il faut comprendre que la r\u00e9gion du Sahel continue de souffrir depuis des d\u00e9cennies du changement climatique, de la d\u00e9sertification, de l&rsquo;extr\u00eame pauvret\u00e9 et, plus r\u00e9cemment, du terrorisme. Les terroristes ne se contentent pas d&rsquo;appara\u00eetre. Ils se d\u00e9veloppent l\u00e0 o\u00f9 trois facteurs existent : l&rsquo;extr\u00eame pauvret\u00e9, le ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 des jeunes et la d\u00e9gradation du climat et de l&rsquo;environnement, ce que j&rsquo;appelle le \u00ab\u00a0triangle de la catastrophe\u00a0\u00bb. Partout o\u00f9 se trouve ce triangle de la catastrophe, le terrorisme et l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 se d\u00e9veloppent, comme c&rsquo;est le cas actuellement dans de nombreuses r\u00e9gions du nord du Nigeria\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Il a soulign\u00e9 que plusieurs pays consacrent d\u00e9sormais davantage de ressources \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9, au d\u00e9triment du financement du d\u00e9veloppement, dans un contexte o\u00f9 85 % de la population du continent vit dans un pays touch\u00e9 par un conflit ou partage ses fronti\u00e8res avec lui. \u00ab\u00a0Nous devons relever ce d\u00e9fi de mani\u00e8re urgente et globale afin d&rsquo;\u00e9viter que les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement ne soient r\u00e9duits \u00e0 n\u00e9ant. Il faut pour cela renforcer l&rsquo;architecture globale de s\u00e9curit\u00e9, reconstruire les infrastructures physiques et sociales endommag\u00e9es (telles que les \u00e9coles, les \u00e9tablissements de soins de sant\u00e9, l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement) dans les zones touch\u00e9es par les conflits et prot\u00e9ger les zones o\u00f9 se trouvent des ressources strat\u00e9giques. L&rsquo;augmentation de la taille du fonds pour la paix et la s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;Union africaine, avec des forces en attente pouvant intervenir pour restaurer la stabilit\u00e9 dans les zones de conflit, suscitera \u00e9galement un plus grand respect pour l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Il a d\u00e9clar\u00e9 que l&rsquo;appel \u00e0 des \u00ab\u00a0solutions africaines aux probl\u00e8mes de l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb est fort, mais qu&rsquo;il ne sera respect\u00e9 que lorsque \u00ab\u00a0les probl\u00e8mes de l&rsquo;Afrique seront financ\u00e9s par les ressources de l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb. La souverainet\u00e9 politique, a soulign\u00e9 M. Adesina, \u00ab\u00a0doit \u00eatre soutenue par la souverainet\u00e9 \u00e9conomique et financi\u00e8re\u00a0\u00bb.  <\/p>\n\n<p>L&rsquo;Afrique, a-t-il affirm\u00e9, gagnera le respect lorsqu&rsquo;elle sera capable de mobiliser des fonds pour son propre d\u00e9veloppement. \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, les niveaux d&rsquo;endettement \u00e9lev\u00e9s de l&rsquo;Afrique sont tr\u00e8s pr\u00e9occupants. Port\u00e9s par la faiblesse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat mondiaux apr\u00e8s la crise financi\u00e8re de 2008, plusieurs pays africains se sont pr\u00e9cipit\u00e9s sur les march\u00e9s mondiaux des capitaux pour obtenir des pr\u00eats moins chers afin de d\u00e9velopper leurs \u00e9conomies, en particulier pour construire des infrastructures d&rsquo;une importance cruciale. L&rsquo;euphorie des euro-obligations a vu le nombre de pays qui ont \u00e9mis des euro-obligations passer de 2 \u00e0 21 entre 2007 et 2022. Ils ont collectivement \u00e9mis pour 140 milliards de dollars d&rsquo;euro-obligations. Plusieurs pays africains se sont \u00e9galement pr\u00e9cipit\u00e9s pour obtenir des pr\u00eats moins chers aupr\u00e8s de la Chine, dont le volume a explos\u00e9. Aujourd&rsquo;hui, la charge de la dette est lourde, car les paiements au titre du service de la dette augmentent au fur et \u00e0 mesure que les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat mondiaux augmentent pour ma\u00eetriser l&rsquo;inflation mondiale. Le taux d&rsquo;endettement de l&rsquo;Afrique subsaharienne a doubl\u00e9 en l&rsquo;espace d&rsquo;une d\u00e9cennie et atteindra 60 % du PIB total en 2022. Le rapport entre les paiements d&rsquo;int\u00e9r\u00eats et les recettes de la r\u00e9gion a plus que doubl\u00e9 depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2010 et est aujourd&rsquo;hui pr\u00e8s de quatre fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui des \u00e9conomies avanc\u00e9es : Les pays africains consacrent d\u00e9sormais en moyenne 7,6 % de leur PIB au service de la dette\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Prenant l&rsquo;exemple du Nigeria, il a d\u00e9clar\u00e9 que 98 % des recettes publiques sont utilis\u00e9es pour le service de la dette. \u00ab\u00a0L&rsquo;Afrique doit trouver un moyen plus efficace et plus durable de financer son d\u00e9veloppement. L&rsquo;Afrique peut y parvenir si elle g\u00e8re bien ses ressources naturelles. En effet, les ressources naturelles de l&rsquo;Afrique sont estim\u00e9es \u00e0 6 500 milliards de dollars. Compte tenu de l&rsquo;\u00e9norme richesse de l&rsquo;Afrique en ressources naturelles, l&rsquo;Afrique ne devrait pas \u00eatre un continent pauvre. Il est grand temps que l&rsquo;Afrique affirme r\u00e9ellement ses aspirations, qu&rsquo;elle cesse d&rsquo;\u00eatre une nation \u00e0 faible revenu et tr\u00e8s endett\u00e9e et qu&rsquo;elle devienne un bailleur de fonds pour d&rsquo;autres nations moins privil\u00e9gi\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Le respect mondial, a-t-il fait remarquer, se manifeste lorsque les nations ne d\u00e9pendent pas trop des autres. \u00ab\u00a0Si cette d\u00e9pendance n&rsquo;existait pas, des nations isol\u00e9es ne seraient pas en mesure d&rsquo;organiser des sommets avec l&rsquo;Afrique, qui est un continent \u00e0 part enti\u00e8re. Ce serait plut\u00f4t le contraire : ils feraient la queue en Afrique, pour que le Sommet de l&rsquo;Afrique se tienne avec eux. Si nous pouvons en r\u00eaver, nous pouvons y arriver. L&rsquo;Afrique gagnera en respect lorsque [she] s&rsquo;occupera des jeunes de [her] et lib\u00e9rera leur potentiel. Le continent compte la plus grande population de jeunes au monde, avec plus de 477 millions de personnes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 35 ans. D&rsquo;ici 2050, une personne sur quatre dans le monde sera africaine\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Faisant r\u00e9f\u00e9rence au New York Times, il a d\u00e9clar\u00e9 que ce journal avait publi\u00e9 \u00ab\u00a0un article int\u00e9ressant soulignant que le monde devenait africain\u00a0\u00bb. Il a affirm\u00e9 que l&rsquo;Afrique allait jouer un r\u00f4le beaucoup plus important dans le monde, d&rsquo;autant plus que, sur le plan d\u00e9mographique, la croissance de la population africaine, et plus particuli\u00e8rement de sa population de jeunes, d\u00e9passe la croissance de la population dans d&rsquo;autres r\u00e9gions du monde. C&rsquo;est un point que je souligne depuis un certain temps, sur la base des tendances d\u00e9mographiques et des faits connexes. Il \u00e9tait donc gratifiant de voir ce point de vue repris par le New York Times.<\/p>\n\n<p>Cependant, j&rsquo;ai \u00e9galement \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s clair sur le fait que le dividende d\u00e9mographique n&rsquo;est pas acquis. Nous avons encore beaucoup de travail \u00e0 faire pour nous assurer que nous r\u00e9coltons les fruits de ce potentiel de jeunesse. Un autre domaine qui me pr\u00e9occupe beaucoup est que notre continent n&rsquo;est toujours pas en mesure de prendre soin et de cr\u00e9er des emplois pour nos jeunes, qui constituent la majorit\u00e9 de la population africaine. Nous devons transformer notre masse de jeunes en un dividende de la jeunesse puissant et productif\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Pour lui, le manque d&rsquo;opportunit\u00e9s pour les jeunes Africains est la raison pour laquelle \u00ab\u00a0nous voyons des voyages migratoires inqui\u00e9tants sur nos \u00e9crans de t\u00e9l\u00e9vision. Cette situation a engendr\u00e9 une crise migratoire en Europe. Elle a conduit, dans de nombreux cas, \u00e0 un sentiment anti-immigrant de plus en plus fort en Europe et \u00e0 des mouvements nationaux de plus en plus extr\u00eames. Les Africains sont souvent les principales cibles. Nous devons faire de notre croissance d\u00e9mographique un atout, et non un handicap. \u00c0 l&rsquo;heure actuelle, les vagues incessantes d&rsquo;immigration clandestine font que ce qui est un atout est un handicap&#8230; pour nous et pour les autres. Nous devons donc exploiter les atouts de notre jeunesse et cr\u00e9er des conditions et des environnements propices \u00e0 la recherche d&rsquo;un emploi et \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9. La jeunesse africaine est bien qualifi\u00e9e, bien inform\u00e9e et d\u00e9ploie ses talents dans divers domaines, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;industrie cr\u00e9ative, de l&rsquo;industrie fintech pour les paiements num\u00e9riques, de l&rsquo;intelligence artificielle, de l&rsquo;alimentation et de l&rsquo;agroalimentaire ou de la musique\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, Nollywood est devenu la deuxi\u00e8me cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision au monde apr\u00e8s Hollywood. Du Nigeria \u00e0 l&rsquo;Afrique du Sud, en passant par le Maroc, l&rsquo;\u00c9gypte, le Kenya et le Rwanda, les jeunes Africains ouvrent la voie au secteur de la fintech, qui a lev\u00e9 plus de 5,2 milliards de dollars l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re. L&rsquo;Afrique compte 7 licornes, des start-up qui ont atteint une valeur d&rsquo;un milliard de dollars. Toutefois, l&rsquo;Afrique ne repr\u00e9sente que 1 % de la source de leurs fonds de capital-risque. Cela signifie que l&rsquo;Afrique perd ses entreprises au profit d&rsquo;autres pays, qui reconnaissent et appr\u00e9cient leurs talents. L&rsquo;Afrique doit financer les entreprises de sa jeune population, \u00e0 grande \u00e9chelle. C&rsquo;est pourquoi la Banque africaine de d\u00e9veloppement a lanc\u00e9 les banques d&rsquo;investissement pour l&rsquo;entrepreneuriat des <strong>jeunes<\/strong>.<em>\n  <strong> des banques d&rsquo;investissement pour l&rsquo;entrepreneuriat des jeunes. <\/strong>\n<\/em>Il s&rsquo;agit de nouvelles institutions financi\u00e8res qui cr\u00e9eront et soutiendront les entreprises et les commerces des jeunes \u00e0 grande \u00e9chelle. Notre objectif est simple : lib\u00e9rer la cr\u00e9ation de richesses et d&#8217;emplois pour les jeunes dans toute l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. Il estime que l&rsquo;avenir est radieux pour l&rsquo;Afrique, ajoutant : \u00ab\u00a0Et les investisseurs le savent\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Et les investisseurs le savent\u00a0\u00bb. Selon lui, lors du Forum sur l&rsquo;investissement en Afrique qui s&rsquo;est tenu \u00e0 Marrakech, au Maroc, un mois plus t\u00f4t, \u00ab\u00a0nous avons pu obtenir 34,8 milliards de dollars d&rsquo;int\u00e9r\u00eats d&rsquo;investissement pour des projets en Afrique\u00a0\u00bb. Au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, depuis la cr\u00e9ation du Forum, celui-ci a permis d&rsquo;obtenir 177 milliards de dollars d&rsquo;int\u00e9r\u00eats d&rsquo;investissement dans toute l&rsquo;Afrique. Ce montant comprend 15,2 milliards de dollars pour la construction du corridor routier Lagos-Abidjan, qui transformera les \u00e9conomies de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Cela comprend \u00e9galement le projet de gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 au Mozambique, d&rsquo;une valeur de 24 milliards de dollars, qui fera de ce pays l&rsquo;un des plus grands exportateurs de gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 au monde. La Banque africaine de d\u00e9veloppement a \u00e9galement fourni 400 millions de dollars \u00e0 la raffinerie Dangote, 400 millions de dollars \u00e0 Indorama, deux producteurs d&rsquo;engrais nig\u00e9rians essentiels, et 100 millions de dollars \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de ciment BUA. La Banque africaine de d\u00e9veloppement a fourni un total cumul\u00e9 de 10 milliards de dollars au Nigeria depuis le d\u00e9but de ses op\u00e9rations, dont 4 milliards de dollars pour les op\u00e9rations en cours.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de la deuxi\u00e8me \u00e9dition des dialogues sur la prosp\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;Afrique, le jeudi 25 janvier 2024, le pr\u00e9sident ghan\u00e9en Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a fait une d\u00e9claration profonde sur la b\u00e9n\u00e9diction et la richesse du continent africain, alors que ses habitants sont toujours confront\u00e9s \u00e0 la pauvret\u00e9. \u00ab\u00a0Nous savons tous que l&rsquo;Afrique est b\u00e9nie, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2526,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":[],"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_review":[],"enable_review":"","type":"","name":"","summary":"","brand":"","sku":"","good":[],"bad":[],"score_override":"","override_value":"","rating":[],"price":[],"jnews_override_counter":[],"jnews_post_split":[],"footnotes":""},"categories":[187,199,107],"tags":[200],"class_list":["post-2557","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-analyse","category-economie","category-le-monde","tag-3eme-edition"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>L&#039;Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l&#039;est : Qu&#039;est-ce qui n&#039;a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ? - CISA NEWSLETTER<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"L&#039;Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l&#039;est : Qu&#039;est-ce qui n&#039;a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ? - CISA NEWSLETTER\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Lors de la deuxi\u00e8me \u00e9dition des dialogues sur la prosp\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;Afrique, le jeudi 25 janvier 2024, le pr\u00e9sident ghan\u00e9en Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a fait une d\u00e9claration profonde sur la b\u00e9n\u00e9diction et la richesse du continent africain, alors que ses habitants sont toujours confront\u00e9s \u00e0 la pauvret\u00e9. \u00ab\u00a0Nous savons tous que l&rsquo;Afrique est b\u00e9nie, [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"CISA NEWSLETTER\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/profile.php?id=61558173539135\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2024-02-27T19:03:53+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2024-02-29T19:02:10+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/cisanewsletter.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/minerals-africa.png\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1118\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"756\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/png\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"CISA EDITORIAL\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:creator\" content=\"@CisaSocial\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@CisaSocial\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"CISA EDITORIAL\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"39 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"CISA EDITORIAL\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/a0e04c9eece75fa21ae2273867968b01\"},\"headline\":\"L&rsquo;Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l&rsquo;est : Qu&rsquo;est-ce qui n&rsquo;a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ?\",\"datePublished\":\"2024-02-27T19:03:53+00:00\",\"dateModified\":\"2024-02-29T19:02:10+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/\"},\"wordCount\":8179,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/02\\\/minerals-africa.png\",\"keywords\":[\"3\u00e8me \u00e9dition\"],\"articleSection\":[\"ANALYSE\",\"\u00c9CONOMIE\",\"Le monde\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/\",\"name\":\"L'Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l'est : Qu'est-ce qui n'a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ? - CISA NEWSLETTER\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/02\\\/minerals-africa.png\",\"datePublished\":\"2024-02-27T19:03:53+00:00\",\"dateModified\":\"2024-02-29T19:02:10+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/02\\\/minerals-africa.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/02\\\/minerals-africa.png\",\"width\":1118,\"height\":756},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/index.php\\\/home\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"L&rsquo;Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l&rsquo;est : Qu&rsquo;est-ce qui n&rsquo;a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ?\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/\",\"name\":\"CISA NEWSLETTER\",\"description\":\"Headlining West African News\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#organization\",\"name\":\"Centre for Intelligence & Security Analysis Ghana\",\"url\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/08\\\/cisaghana.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/08\\\/cisaghana.png\",\"width\":1055,\"height\":1063,\"caption\":\"Centre for Intelligence & Security Analysis Ghana\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/profile.php?id=61558173539135\",\"https:\\\/\\\/x.com\\\/CisaSocial\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/a0e04c9eece75fa21ae2273867968b01\",\"name\":\"CISA EDITORIAL\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/d5b5396e9e972117bf9689978858ad932691d8aea505d34cd928f27f4a3d94d0?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/d5b5396e9e972117bf9689978858ad932691d8aea505d34cd928f27f4a3d94d0?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/d5b5396e9e972117bf9689978858ad932691d8aea505d34cd928f27f4a3d94d0?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"CISA EDITORIAL\"},\"sameAs\":[\"http:\\\/\\\/cisanewsletter.com\"],\"url\":\"https:\\\/\\\/cisanewsletter.com\\\/fr\\\/index.php\\\/author\\\/cisa-editorial\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"L'Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l'est : Qu'est-ce qui n'a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ? - CISA NEWSLETTER","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"L'Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l'est : Qu'est-ce qui n'a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ? - CISA NEWSLETTER","og_description":"Lors de la deuxi\u00e8me \u00e9dition des dialogues sur la prosp\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;Afrique, le jeudi 25 janvier 2024, le pr\u00e9sident ghan\u00e9en Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a fait une d\u00e9claration profonde sur la b\u00e9n\u00e9diction et la richesse du continent africain, alors que ses habitants sont toujours confront\u00e9s \u00e0 la pauvret\u00e9. \u00ab\u00a0Nous savons tous que l&rsquo;Afrique est b\u00e9nie, [&hellip;]","og_url":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/","og_site_name":"CISA NEWSLETTER","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/profile.php?id=61558173539135","article_published_time":"2024-02-27T19:03:53+00:00","article_modified_time":"2024-02-29T19:02:10+00:00","og_image":[{"width":1118,"height":756,"url":"https:\/\/cisanewsletter.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/minerals-africa.png","type":"image\/png"}],"author":"CISA EDITORIAL","twitter_card":"summary_large_image","twitter_creator":"@CisaSocial","twitter_site":"@CisaSocial","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"CISA EDITORIAL","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"39 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/"},"author":{"name":"CISA EDITORIAL","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#\/schema\/person\/a0e04c9eece75fa21ae2273867968b01"},"headline":"L&rsquo;Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l&rsquo;est : Qu&rsquo;est-ce qui n&rsquo;a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ?","datePublished":"2024-02-27T19:03:53+00:00","dateModified":"2024-02-29T19:02:10+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/"},"wordCount":8179,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/cisanewsletter.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/minerals-africa.png","keywords":["3\u00e8me \u00e9dition"],"articleSection":["ANALYSE","\u00c9CONOMIE","Le monde"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/","url":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/","name":"L'Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l'est : Qu'est-ce qui n'a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ? - CISA NEWSLETTER","isPartOf":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/cisanewsletter.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/minerals-africa.png","datePublished":"2024-02-27T19:03:53+00:00","dateModified":"2024-02-29T19:02:10+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/#primaryimage","url":"https:\/\/cisanewsletter.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/minerals-africa.png","contentUrl":"https:\/\/cisanewsletter.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/minerals-africa.png","width":1118,"height":756},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/lafrique-a-trop-de-chance-pour-etre-pauvre-et-pourtant-elle-lest-quest-ce-qui-na-pas-marche-et-comment-le-continent-peut-il-cultiver-la-prosperite\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/cisanewsletter.com\/index.php\/home\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"L&rsquo;Afrique a trop de chance pour \u00eatre pauvre, et pourtant elle l&rsquo;est : Qu&rsquo;est-ce qui n&rsquo;a pas march\u00e9 et comment le continent peut-il cultiver la prosp\u00e9rit\u00e9 ?"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#website","url":"https:\/\/cisanewsletter.com\/","name":"CISA NEWSLETTER","description":"Headlining West African News","publisher":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/cisanewsletter.com\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#organization","name":"Centre for Intelligence & Security Analysis Ghana","url":"https:\/\/cisanewsletter.com\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/cisanewsletter.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/cisaghana.png","contentUrl":"https:\/\/cisanewsletter.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/cisaghana.png","width":1055,"height":1063,"caption":"Centre for Intelligence & Security Analysis Ghana"},"image":{"@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/profile.php?id=61558173539135","https:\/\/x.com\/CisaSocial"]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/cisanewsletter.com\/#\/schema\/person\/a0e04c9eece75fa21ae2273867968b01","name":"CISA EDITORIAL","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d5b5396e9e972117bf9689978858ad932691d8aea505d34cd928f27f4a3d94d0?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d5b5396e9e972117bf9689978858ad932691d8aea505d34cd928f27f4a3d94d0?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d5b5396e9e972117bf9689978858ad932691d8aea505d34cd928f27f4a3d94d0?s=96&d=mm&r=g","caption":"CISA EDITORIAL"},"sameAs":["http:\/\/cisanewsletter.com"],"url":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/author\/cisa-editorial\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2557","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2557"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2557\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2559,"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2557\/revisions\/2559"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2526"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2557"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2557"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2557"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}