{"id":2102,"date":"2024-01-27T11:52:04","date_gmt":"2024-01-27T11:52:04","guid":{"rendered":"https:\/\/cisanewsletter.com\/index.php\/le-fmi-et-la-banque-mondiale-asservisseurs-ou-facilitateurs-des-economies-africaines\/"},"modified":"2024-02-29T19:01:51","modified_gmt":"2024-02-29T19:01:51","slug":"le-fmi-et-la-banque-mondiale-asservisseurs-ou-facilitateurs-des-economies-africaines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cisanewsletter.com\/fr\/index.php\/le-fmi-et-la-banque-mondiale-asservisseurs-ou-facilitateurs-des-economies-africaines\/","title":{"rendered":"Le FMI et la Banque mondiale : Asservissement ou facilitation des \u00e9conomies africaines ?"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans l&rsquo;un de ses nombreux entretiens avec les m\u00e9dias, Patrick Loch Otieno Lumumba (P.L.O. Lumumba), avocat et militant kenyan, qui a \u00e9t\u00e9 directeur de la Commission anti-corruption du Kenya, a qualifi\u00e9 les institutions de Bretton Woods &#8211; le Fonds mon\u00e9taire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) &#8211; d'\u00a0\u00bbesclavagistes\u00a0\u00bb des pays africains.<\/p>\n\n<p>Voici ce qu&rsquo;il a dit : \u00ab\u00a0Lorsque le FMI et la Banque mondiale ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s \u00e0 Bretton Woods, dans le New Hampshire, aux \u00c9tats-Unis, c&rsquo;\u00e9tait en 1944. Aucun pays africain n&rsquo;a particip\u00e9 \u00e0 sa cr\u00e9ation. Il s&rsquo;agit de [created by] \u00e9conomistes britanniques et am\u00e9ricains et il a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7u, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, lors de la reconstruction de l&rsquo;Europe et de la mise en \u0153uvre du plan Marshall ; et lorsque nous avons retrouv\u00e9 notre ind\u00e9pendance en tant que pays africains, nous avons \u00e9t\u00e9 greff\u00e9s \u00e0 ce plan. Le FMI et la Banque mondiale sont des esclavagistes \u00e9conomiques : ils sont con\u00e7us pour nous maintenir dans un \u00e9tat d&rsquo;endettement perp\u00e9tuel ; on ne peut jamais sortir du FMI et des institutions de Bretton Woods, g\u00e9n\u00e9ralement parce qu&rsquo;ils veulent s&rsquo;assurer qu&rsquo;ils contr\u00f4lent votre \u00e9conomie et, lorsqu&rsquo;ils contr\u00f4lent votre \u00e9conomie, ils contr\u00f4lent votre politique ; et, lorsqu&rsquo;ils contr\u00f4lent votre politique, ils vous contr\u00f4lent ; et lorsqu&rsquo;ils vous contr\u00f4lent, ils font venir des bases militaires et lorsqu&rsquo;ils font venir des bases militaires, ils d\u00e9terminent qui vous gouverne parce que si vous ne jouez pas le jeu, ils vont inciter les arm\u00e9es \u00e0 vous renverser parce que, de toute fa\u00e7on, les arm\u00e9es africaines veulent \u00eatre entra\u00een\u00e9es \u00e0 Sandhurst, elles veulent toujours \u00eatre entra\u00een\u00e9es aux \u00c9tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, donc leur vision du monde est dict\u00e9e par ces puissances \u00e9trang\u00e8res\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p><strong>Pourquoi le FMI et la Banque mondiale ont-ils \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s ?<\/strong><\/p>\n\n<p>Selon les sites web du FMI et de la Banque mondiale, les deux institutions ont pour objectif commun d&rsquo;am\u00e9liorer le niveau de vie de leurs pays membres. Leurs approches pour atteindre cet objectif commun sont compl\u00e9mentaires : le FMI se concentre sur la stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique et financi\u00e8re tandis que la Banque mondiale se concentre sur le d\u00e9veloppement \u00e9conomique \u00e0 long terme et la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9. Les deux parties affirment qu&rsquo;elles partagent l&rsquo;objectif commun d&rsquo;am\u00e9liorer le niveau de vie dans leurs pays membres.<\/p>\n\n<p>Le FMI promeut la stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique et financi\u00e8re mondiale et fournit des conseils politiques et un soutien au d\u00e9veloppement des capacit\u00e9s afin d&rsquo;aider les pays \u00e0 construire et maintenir des \u00e9conomies fortes. Le FMI accorde \u00e9galement des pr\u00eats \u00e0 court et \u00e0 moyen terme pour aider les pays qui ont des probl\u00e8mes de balance des paiements et des difficult\u00e9s \u00e0 respecter leurs obligations de paiement internationales. Les pr\u00eats du FMI sont principalement financ\u00e9s par les quotes-parts de ses membres. Le personnel du FMI est essentiellement compos\u00e9 d&rsquo;\u00e9conomistes ayant une grande exp\u00e9rience des politiques macro\u00e9conomiques et financi\u00e8res.<\/p>\n\n<p>La Banque mondiale, quant \u00e0 elle, affirme promouvoir le d\u00e9veloppement \u00e9conomique \u00e0 long terme et la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 en fournissant un soutien technique et financier pour aider les pays \u00e0 mettre en \u0153uvre des r\u00e9formes ou des projets, tels que la construction d&rsquo;\u00e9coles, l&rsquo;approvisionnement en eau et en \u00e9lectricit\u00e9, la lutte contre les maladies et la protection de l&rsquo;environnement.<\/p>\n\n<p>L&rsquo;aide de la Banque mondiale est g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 long terme et est financ\u00e9e par les contributions des pays membres et par l&rsquo;\u00e9mission d&rsquo;obligations. Le personnel de la Banque mondiale est souvent sp\u00e9cialis\u00e9 dans des questions sp\u00e9cifiques, telles que le climat, ou dans des secteurs, tels que l&rsquo;\u00e9ducation. Le Groupe de la Banque mondiale comprend cinq organisations : La Banque internationale pour la reconstruction et le d\u00e9veloppement (BIRD), l&rsquo;Association internationale de d\u00e9veloppement (IDA), la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (SFI), l&rsquo;Agence multilat\u00e9rale de garantie des investissements (AMGI) et le Centre international pour le r\u00e8glement des diff\u00e9rends relatifs aux investissements (CIRDI).<\/p>\n\n<p>Le FMI et la Banque mondiale collaborent r\u00e9guli\u00e8rement pour aider les pays membres selon les termes du Concordat de 1989 et des cadres ult\u00e9rieurs.<\/p>\n\n<p><strong>Cela implique<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Coordination \u00e0 haut niveau<\/strong><br\/>Lors des assembl\u00e9es annuelles des conseils des gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale, les gouverneurs pr\u00e9sentent le point de vue de leur pays sur les questions d&rsquo;actualit\u00e9 en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9conomie et de finance internationales et d\u00e9cident de la mani\u00e8re d&rsquo;y r\u00e9pondre. Un groupe de gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale si\u00e8ge \u00e9galement au Comit\u00e9 de d\u00e9veloppement qui conseille les deux institutions sur la promotion du d\u00e9veloppement \u00e9conomique dans les pays \u00e0 faible revenu.<br\/><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Consultation en mati\u00e8re de gestion<\/strong><br\/>Le directeur g\u00e9n\u00e9ral du FMI et le pr\u00e9sident de la Banque mondiale se r\u00e9unissent r\u00e9guli\u00e8rement pour se consulter sur les grandes questions. Ils publient des d\u00e9clarations communes, \u00e9crivent parfois des articles communs et peuvent visiter ensemble des r\u00e9gions et des pays. Le premier directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint du FMI et le directeur g\u00e9n\u00e9ral des op\u00e9rations de la Banque mondiale tiennent \u00e9galement des r\u00e9unions r\u00e9guli\u00e8res pour discuter des questions nationales et politiques.<br\/><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Collaboration du personnel<\/strong><br\/>Les services du FMI et de la Banque collaborent \u00e9galement \u00e9troitement sur les questions d&rsquo;assistance aux pays et de politique g\u00e9n\u00e9rale qui sont pertinentes pour les deux institutions. Les \u00e9valuations par le FMI de la situation \u00e9conomique g\u00e9n\u00e9rale et des politiques d&rsquo;un pays \u00e9clairent les \u00e9valuations par la Banque mondiale des projets de d\u00e9veloppement ou des r\u00e9formes potentielles. De m\u00eame, les conseils de la Banque mondiale sur les r\u00e9formes structurelles et sectorielles \u00e9clairent les conseils politiques du FMI. Le personnel des deux institutions coop\u00e8re \u00e9galement pour sp\u00e9cifier les composantes politiques de leurs programmes de pr\u00eats respectifs.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><strong>Le grand d\u00e9bat<\/strong><\/p>\n\n<p>La question de savoir si le FMI et la Banque mondiale ont asservi ou favoris\u00e9 les \u00e9conomies pauvres a \u00e9t\u00e9 largement d\u00e9battue dans les milieux universitaires. La Banque mondiale et le FMI dans les pays en d\u00e9veloppement : Helping or Hindering ?\u00a0\u00bb est l&rsquo;un de ces travaux universitaires co\u00e9crits par Muhumed Mohamed Muhumed, du d\u00e9partement des sciences politiques et des relations internationales de l&rsquo;universit\u00e9 Aydin d&rsquo;Istanbul. Istanbul, Turquie ; et Sayid Aden Gaas, D\u00e9partement d&rsquo;\u00e9conomie, Universit\u00e9 de Marmara. Istanbul, Turquie. Les deux chercheurs ont not\u00e9 dans leur r\u00e9sum\u00e9 que les deux institutions de Bretton Woods sont \u00ab\u00a0des outils imp\u00e9rialistes utilis\u00e9s pour exploiter les ressources du monde en d\u00e9veloppement et pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats de l&rsquo;Occident\u00a0\u00bb. Selon eux, le FMI et la BM \u00ab\u00a0fournissent un soutien financier et technique douloureux et destructeur, qui entra\u00eene un retard de croissance, une augmentation des in\u00e9galit\u00e9s et, parfois, une instabilit\u00e9 mondiale\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Nous soutenons qu&rsquo;il est temps pour les pays en d\u00e9veloppement de rejoindre et de contribuer \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration des institutions financi\u00e8res et de d\u00e9veloppement alternatives existantes, telles que la nouvelle banque de d\u00e9veloppement cr\u00e9\u00e9e par les pays BRICS\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Le document observe que \u00ab\u00a0les pays en d\u00e9veloppement sont marginalis\u00e9s dans le partage du pouvoir, la prise de d\u00e9cision et la conception des politiques et des projets au sein de ces institutions\u00a0\u00bb. Les universitaires ont cit\u00e9 Stiglitz (2007), qui a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 propos de la Banque mondiale : \u00ab\u00a0Pour les habitants des pays en d\u00e9veloppement, elle semblait \u00eatre un autre exemple du club des vieux riches imposant leur volont\u00e9\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Pour les habitants des pays en d\u00e9veloppement, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un nouvel exemple du club des vieux riches imposant leur volont\u00e9. Le document adopte un point de vue similaire sur le FMI.<\/p>\n\n<p>Les deux chercheurs ont indiqu\u00e9 que \u00ab\u00a0la structure de gouvernance et le partage du pouvoir sont parmi les principales sources\u00a0\u00bb de la critique de la Banque mondiale. \u00ab\u00a0La domination des Etats-Unis et des autres membres du G7 dans le vote et l&rsquo;administration et la marginalisation des pays en voie de d\u00e9veloppement r\u00e9v\u00e8lent le niveau d&rsquo;injustice au sein de la banque. Comme les parts sont distribu\u00e9es en fonction de la taille relative du pays dans l&rsquo;\u00e9conomie mondiale, les \u00c9tats-Unis b\u00e9n\u00e9ficient \u00e0 eux seuls d&rsquo;environ 17 % des voix, ce qui fait d&rsquo;eux le seul \u00c9tat \u00e0 disposer d&rsquo;un droit de veto sur les grandes d\u00e9cisions. En outre, les pays emprunteurs &#8211; principalement des pays en d\u00e9veloppement &#8211; disposent de 38 % des voix (nette minorit\u00e9). Ils disposent \u00e9galement d&rsquo;une nette minorit\u00e9 de pr\u00e9sidents et le pr\u00e9sident de la banque n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 issu d&rsquo;un pays emprunteur (Griffith-Jones 2002). De m\u00eame, Stiglitz (2007) affirme que le choix du pr\u00e9sident de la banque d\u00e9pend de la volont\u00e9 du pr\u00e9sident am\u00e9ricain et que la personne qu&rsquo;il choisit est nomm\u00e9e. Il souligne \u00e9galement que la bonne gouvernance pr\u00f4n\u00e9e par les pays occidentaux est en contradiction avec la mauvaise gouvernance qu&rsquo;ils pratiquent \u00e0 la Banque mondiale et qualifie cette incoh\u00e9rence d&rsquo;hypocrisie\u00a0\u00bb, \u00e9crivent-ils.<\/p>\n\n<p>En ce qui concerne les circonscriptions de la Banque mondiale, les administrateurs et les droits de vote, ils indiquent que seuls cinq pays d\u00e9velopp\u00e9s, \u00e0 savoir les \u00c9tats-Unis, le Japon, l&rsquo;Allemagne, la France et le Royaume-Uni, d\u00e9tiennent environ 38 % du total des voix, tandis que 44 pays en d\u00e9veloppement d\u00e9tiennent ensemble 5,35 % du total des voix.<\/p>\n\n<p>D&rsquo;autres chercheurs, souligne le document, sont d&rsquo;accord avec Stiglitz pour dire que la Banque mondiale, ainsi que les autres institutions \u00e9conomiques mondiales, sont des outils imp\u00e9rialistes qui prot\u00e8gent les int\u00e9r\u00eats et les id\u00e9es des pays riches occidentaux et \u00e9tendent leur domination sur le reste du monde. \u00ab\u00a0Selon Kakonen (1975), dans la p\u00e9riode d&rsquo;apr\u00e8s-guerre, la banque a servi les pays imp\u00e9rialistes de diff\u00e9rentes mani\u00e8res et a reproduit le syst\u00e8me de domination-d\u00e9pendance. Elle a permis aux capitaux \u00e9trangers d&rsquo;acc\u00e9der facilement et en toute s\u00e9curit\u00e9 aux champs d&rsquo;investissement des pays en d\u00e9veloppement. De m\u00eame, elle a facilit\u00e9 l&rsquo;acc\u00e8s de leurs capitaux priv\u00e9s au march\u00e9 international. Un autre objectif \u00e9tait d&rsquo;\u00e9tablir un environnement d&rsquo;investissement favorable pour les imp\u00e9rialistes, les \u00c9tats-Unis en particulier, afin de garantir l&rsquo;acc\u00e8s aux infrastructures et aux mati\u00e8res premi\u00e8res n\u00e9cessaires. Parmi les objectifs de la banque figure \u00e9galement la s\u00e9curisation des march\u00e9s pour la production des \u00c9tats-Unis et d&rsquo;autres imp\u00e9rialistes. Surtout, le financement de la banque privil\u00e9giait la substitution des d\u00e9penses en devises \u00e9trang\u00e8res, ce qui se traduisait par des projets favorisant les importations et, \u00e0 leur tour, les exportations des imp\u00e9rialistes. En outre, certaines op\u00e9rations de la banque d\u00e9montrent clairement qu&rsquo;elle est au service de l&rsquo;Occident. Les pr\u00eats odieux &#8211; des pr\u00eats sp\u00e9cifiques pour la construction d&rsquo;infrastructures &#8211; sont assortis d&rsquo;une condition selon laquelle les entreprises am\u00e9ricaines doivent les g\u00e9rer (Elsayed 2016). Cela conduit une grande partie des fonds \u00e0 retourner aux \u00c9tats-Unis\u00a0\u00bb, souligne le document.<\/p>\n\n<p>Un autre trait imp\u00e9rialiste cit\u00e9 par les deux chercheurs dans leur article est le terme \u00ab\u00a0Consensus de Washington\u00a0\u00bb invent\u00e9 en 1989 par John Williamson, qui fait r\u00e9f\u00e9rence aux instruments politiques et aux r\u00e9formes convenus par le FMI, la Banque mondiale et le gouvernement am\u00e9ricain (Williamson 2008). Les trois id\u00e9es principales qui sous-tendent le Consensus de Washington sont : l&rsquo;\u00e9conomie de march\u00e9, l&rsquo;ouverture sur le monde et la discipline macro\u00e9conomique (Serra, Spiegel et Stiglitz 2008), selon le document cit\u00e9.<\/p>\n\n<p>Muhumed et Gaas ont \u00e9galement not\u00e9 : \u00ab\u00a0En g\u00e9n\u00e9ral, le d\u00e9caissement des pr\u00eats du FMI et de la Banque mondiale est principalement influenc\u00e9 par l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du donateur et les besoins du b\u00e9n\u00e9ficiaire. \u00c9tant donn\u00e9 la domination des donateurs dans ces institutions, ils d\u00e9cident qui obtient quoi dans de nombreux cas sur la base de leurs int\u00e9r\u00eats. Ainsi, certains pays se voient accorder des pr\u00eats en l&rsquo;absence de besoins \u00e9conomiques (Harrigan, Wang et El-Said 2006)\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Les travaux de Muhumed et Gaas ont \u00e9galement montr\u00e9 que la Banque mondiale et le FMI ne sont pas transparents dans leurs transactions. En outre, ils ont mis en \u00e9vidence les lacunes des programmes d&rsquo;ajustement structurel des deux institutions.<\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Les programmes d&rsquo;ajustement structurel (PAS) impos\u00e9s par le FMI et la Banque mondiale ont gravement affect\u00e9 les pays en d\u00e9veloppement depuis leur cr\u00e9ation. Pour adh\u00e9rer \u00e0 la Banque mondiale, un pays doit d&rsquo;abord adh\u00e9rer au FMI et accepter ses conditions &#8211; politiques d&rsquo;ajustement &#8211; en mati\u00e8re de pr\u00eats. La lib\u00e9ralisation des prix, la lib\u00e9ralisation du commerce et la r\u00e9orientation vers l&rsquo;exportation, ainsi que la privatisation du secteur public sont les trois principaux axes des programmes d&rsquo;ajustement (Elsayed 2016). Ismi (2004) a expliqu\u00e9 comment et quand les PAS ont vu le jour, quand la Banque mondiale les a adopt\u00e9s et quel \u00e9tait leur contenu \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque :<\/p>\n\n<p>La crise de la dette des ann\u00e9es 1980 a donn\u00e9 \u00e0 Washington l&rsquo;occasion de \u00ab\u00a0faire sauter\u00a0\u00bb et de subordonner totalement les \u00e9conomies du tiers monde par le biais des programmes d&rsquo;ajustement structurel (PAS) de la Banque mondiale et du FMI. \u00c0 partir de 1980, les pays en d\u00e9veloppement se sont trouv\u00e9s dans l&rsquo;incapacit\u00e9 de rembourser les emprunts contract\u00e9s aupr\u00e8s des banques commerciales occidentales qui s&rsquo;\u00e9taient lanc\u00e9es dans une vaste op\u00e9ration de pr\u00eat aux gouvernements du tiers monde entre le milieu et la fin des ann\u00e9es 70, lorsque la hausse des prix du p\u00e9trole avait rempli leurs coffres de p\u00e9trodollars. La Banque mondiale et le FMI ont impos\u00e9 des PAS aux pays en d\u00e9veloppement qui avaient besoin d&#8217;emprunter de l&rsquo;argent pour assurer le service de leur dette. Les PAS de la Banque mondiale, institu\u00e9s pour la premi\u00e8re fois en 1980, ont impos\u00e9 la privatisation des industries (y compris des biens de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 tels que les soins de sant\u00e9 et l&rsquo;eau), la r\u00e9duction des d\u00e9penses publiques et l&rsquo;imposition de frais d&rsquo;utilisation, la lib\u00e9ralisation des march\u00e9s de capitaux (qui entra\u00eene une instabilit\u00e9 des \u00e9changes de devises), la fixation des prix en fonction du march\u00e9 (qui tend \u00e0 augmenter le co\u00fbt des biens de base), l&rsquo;augmentation des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et la lib\u00e9ralisation du commerce. Les PAS ont \u00e9volu\u00e9 pour couvrir de plus en plus de domaines de la politique int\u00e9rieure, non seulement la politique fiscale, mon\u00e9taire et commerciale, mais aussi le droit du travail, les soins de sant\u00e9, les r\u00e9glementations environnementales, les exigences de la fonction publique, la politique \u00e9nerg\u00e9tique et les march\u00e9s publics (Ismi 2004:8)\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Ils poursuivent : \u00ab\u00a0En Afrique, les programmes d&rsquo;ajustement se sont traduits par une croissance lente, une augmentation de la pauvret\u00e9, une baisse des revenus, un alourdissement du fardeau de la dette, de faibles indicateurs de d\u00e9veloppement humain et une d\u00e9t\u00e9rioration des services sociaux tels que les soins de sant\u00e9, l&rsquo;eau et l&rsquo;\u00e9ducation. Par exemple, entre 1960 et 1980, le PIB par habitant de l&rsquo;Afrique subsaharienne a augment\u00e9 de 36 %, puis a chut\u00e9 de 15 % entre 1980 et 2000. Entre 1994 et 2003, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvret\u00e9 (1 dollar par jour) a augment\u00e9 de 75 % (de 200 millions \u00e0 350 millions). Le revenu estim\u00e9 par habitant en Afrique \u00e9tait le m\u00eame en 1960 et en 1990, alors qu&rsquo;il a diminu\u00e9 de 25 % dans la plupart des pays subsahariens au cours des ann\u00e9es 1980 (Ismi 2004). En ce qui concerne l&rsquo;assistance financi\u00e8re fournie par la banque, de nombreuses critiques soulignent l&rsquo;inefficacit\u00e9 et l&rsquo;impuissance de l&rsquo;aide et des subventions de la banque dans les pays en d\u00e9veloppement. Dans son livre \u00ab\u00a0Dead Aid\u00a0\u00bb, Moyo (2009) affirme que l&rsquo;aide n&rsquo;est pas seulement une partie de la solution potentielle aux inconv\u00e9nients \u00e9conomiques de l&rsquo;Afrique, mais aussi une partie du probl\u00e8me, si ce n&rsquo;est le probl\u00e8me en tant que tel. Les analyses de l&rsquo;ouvrage s&rsquo;inscrivent dans le cadre de l&rsquo;aide syst\u00e9matique, d\u00e9finie comme \u00ab\u00a0les paiements d&rsquo;aide effectu\u00e9s directement aux gouvernements, soit par le biais de transferts de gouvernement \u00e0 gouvernement (aide bilat\u00e9rale), soit par le biais d&rsquo;institutions telles que la Banque mondiale (aide multilat\u00e9rale)\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Une part importante de l&rsquo;aide vers\u00e9e aux pays en d\u00e9veloppement depuis des d\u00e9cennies n&rsquo;a que tr\u00e8s peu de r\u00e9sultats en retour et pourrait exacerber les conditions existantes ou causer d&rsquo;autres probl\u00e8mes dans certaines situations. Il est captur\u00e9 en tant que :<\/p>\n\n<p>Plus de 2 000 milliards de dollars d&rsquo;aide \u00e9trang\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s des pays riches vers les pays pauvres au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es. L&rsquo;Afrique est de loin le plus grand b\u00e9n\u00e9ficiaire. Pourtant, quelle que soit la motivation de l&rsquo;aide &#8211; \u00e9conomique, politique ou morale &#8211; l&rsquo;aide n&rsquo;a pas tenu ses promesses en mati\u00e8re de croissance \u00e9conomique durable et de r\u00e9duction de la pauvret\u00e9. \u00c0 chaque tournant de l&rsquo;histoire du d\u00e9veloppement au cours des cinq derni\u00e8res d\u00e9cennies, les d\u00e9cideurs politiques ont choisi de maintenir le statu quo et de fournir \u00e0 l&rsquo;Afrique davantage d&rsquo;aide (Moyo 2009:28)&rsquo;<\/p>\n\n<p>En ce qui concerne plus sp\u00e9cifiquement le FMI, Muhumed et Gaas ont soulign\u00e9 que depuis sa cr\u00e9ation, les pays europ\u00e9ens nomment le directeur g\u00e9n\u00e9ral du FMI (Sanford et Weiss 2004).<\/p>\n\n<p>Ils dressent une longue liste de critiques savantes \u00e0 l&rsquo;encontre des op\u00e9rations et des d\u00e9cisions du FMI. Par exemple, ils citent des coll\u00e8gues universitaires qui ont observ\u00e9 que depuis la cr\u00e9ation du FMI en 1944, les pays membres ont \u00e9volu\u00e9 en termes de poids \u00e9conomique, de population et de couverture g\u00e9ographique qu&rsquo;ils contr\u00f4lent, mais malheureusement, \u00ab\u00a0la repr\u00e9sentation des pays en termes de parts et de quotes-parts n&rsquo;a pas chang\u00e9 pour refl\u00e9ter le changement r\u00e9el de la structure mondiale\u00a0\u00bb. Ils soulignent, preuves \u00e0 l&rsquo;appui, que cela \u00ab\u00a0donne plus de pouvoir \u00e0 quelques pays, dont les \u00c9tats-Unis, l&rsquo;Allemagne et d&rsquo;autres nations europ\u00e9ennes\u00a0\u00bb, illustrant, par exemple, que si la Chine, avec un PIB de 10,8 billions de dollars, ne d\u00e9tient que 6,16 % des droits de vote, les \u00c9tats-Unis, avec un PIB de 17,9 billions de dollars, b\u00e9n\u00e9ficient de 16,73 % du total des droits de vote. \u00ab\u00a0Il a ajout\u00e9 que la structure du FMI \u00e9tait injuste et qu&rsquo;elle prenait en compte la population des pays membres. Par exemple, il a cit\u00e9 que \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00c9thiopie, avec une population de 70 millions d&rsquo;habitants, a la moiti\u00e9 de la part de voix du Luxembourg, qui n&rsquo;a qu&rsquo;un demi-million d&rsquo;habitants (Woodward 2007)\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Le document indique \u00e9galement que le FMI exclut les pays b\u00e9n\u00e9ficiaires de la participation \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration des programmes destin\u00e9s \u00e0 ces m\u00eames pays. \u00ab\u00a0Pour tout type de projet, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;infrastructures ou d&rsquo;agriculture, l&rsquo;Occident est le seul \u00e0 concevoir [it] avec l&rsquo;aide des recommandations et des contributions d&rsquo;experts occidentaux, et \u00e0 le faire financer par ses institutions. La cons\u00e9quence est claire : l&rsquo;\u00e9chec de ce projet, l&rsquo;aggravation des conditions de vie de ces pauvres gens et le simple remboursement de la dette en plusieurs ann\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>En ce qui concerne les programmes d&rsquo;ajustement structurel, le document note que \u00ab\u00a0pour recevoir un pr\u00eat du FMI, les pays doivent d&rsquo;abord accepter certaines conditions et\/ou ajustements macro\u00e9conomiques. Ces ajustements macro\u00e9conomiques comprennent : la r\u00e9duction du d\u00e9ficit budg\u00e9taire, la d\u00e9valuation de la monnaie, l&rsquo;augmentation des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et la r\u00e9duction de l&rsquo;expansion du cr\u00e9dit int\u00e9rieur, ainsi que d&rsquo;autres ajustements structurels tels que la lib\u00e9ration des prix, la r\u00e9duction des restrictions commerciales et la privatisation des entreprises d&rsquo;\u00c9tat\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>L&rsquo;ouvrage scientifique met en cause les programmes d&rsquo;ajustement structurel (PAS) qui \u00ab\u00a0obligent les pays \u00e0 supprimer toutes sortes de restrictions en mati\u00e8re de commerce et de capitaux\u00a0\u00bb et qui \u00ab\u00a0r\u00e9duisent syst\u00e9matiquement l&#8217;emploi\u00a0\u00bb. Dans de tels cas, Muhumed et Gaas ont soulign\u00e9 qu'\u00a0\u00bbil n&rsquo;est pas facile pour les entreprises des pays en d\u00e9veloppement de rivaliser avec les produits europ\u00e9ens et am\u00e9ricains, fabriqu\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 d&rsquo;importantes subventions gouvernementales. C&rsquo;est pourquoi de nombreuses entreprises qui produisaient une vari\u00e9t\u00e9 de biens, y compris des produits agricoles, se sont retir\u00e9es du march\u00e9. Cela a ouvert la voie \u00e0 un ch\u00f4mage important dans ces pays (Stiglitz 2006)\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0D&rsquo;autre part, la lib\u00e9ralisation des capitaux a donn\u00e9 une chance consid\u00e9rable aux sp\u00e9culateurs financiers qui pouvaient affecter profond\u00e9ment les syst\u00e8mes financiers en raison de l&rsquo;absence de toute r\u00e9glementation et de toute supervision\u00a0\u00bb, ont-ils affirm\u00e9.<\/p>\n\n<p>Ils ont cit\u00e9 Przeworski et Vreeland (2000), qui ont examin\u00e9 l&rsquo;effet des programmes du FMI sur la croissance \u00e9conomique et ont conclu que les programmes du FMI \u00ab\u00a0abaissent les taux de croissance aussi longtemps que les pays restent sous leur influence\u00a0\u00bb, en d\u00e9clarant : \u00ab\u00a0Une fois qu&rsquo;un pays quitte un programme, il cro\u00eet plus vite que s&rsquo;il \u00e9tait rest\u00e9. Mais pas plus vite que s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas particip\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>L&rsquo;ouvrage mentionne Barro et Lee (2003) qui sont parvenus \u00e0 une conclusion similaire, affirmant que plus les pays contractent des pr\u00eats importants aupr\u00e8s du FMI, \u00ab\u00a0plus leur croissance \u00e9conomique d\u00e9cline. De plus, les programmes du FMI ont des effets importants sur les in\u00e9galit\u00e9s et creusent le foss\u00e9 entre les classes \u00e9conomiques (Gilbert &amp; Unger 2009)\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Pour citer largement leur travail, ils ont argument\u00e9 : Certains peuvent pr\u00e9tendre que l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 caus\u00e9e par les programmes du FMI est le prix \u00e0 payer pour atteindre l&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e9conomique, mais d&rsquo;apr\u00e8s leur \u00e9tude sur ces projets, Gilbert et Unger (2009) ont insist\u00e9 sur le fait qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de tel \u00ab\u00a0compromis\u00a0\u00bb entre deux variables &#8211; l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e9conomique. Selon eux, \u00ab\u00a0l&rsquo;implication du FMI ne r\u00e9duit pas seulement la taille du g\u00e2teau, mais le divise aussi de mani\u00e8re plus in\u00e9gale\u00a0\u00bb. De m\u00eame, Eiras (2003) a not\u00e9 que \u00ab\u00a0l&rsquo;examen des performances du FMI et de la Banque mondiale dans les pays en d\u00e9veloppement montre que, loin d&rsquo;\u00eatre la solution \u00e0 l&rsquo;instabilit\u00e9 \u00e9conomique mondiale et \u00e0 la pauvret\u00e9, ces deux institutions internationales constituent un probl\u00e8me majeur\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>Ils ont \u00e9galement affirm\u00e9 que \u00ab\u00a0la lib\u00e9ralisation du commerce et la privatisation servent \u00e9galement les int\u00e9r\u00eats des pays d\u00e9velopp\u00e9s et augmentent la pauvret\u00e9\u00a0\u00bb. En Somalie, o\u00f9 les PAS sont entr\u00e9s en vigueur en 1981, la privatisation du secteur de la banane, par exemple, n&rsquo;a donn\u00e9 de d\u00e9bouch\u00e9s qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entreprise italienne \u00ab\u00a0De Nadia\u00a0\u00bb qui, avec d&rsquo;autres agences \u00e9trang\u00e8res, s&rsquo;est accapar\u00e9 75 % des revenus (Samatar 1993). Par cons\u00e9quent, les programmes de lib\u00e9ralisation du secteur de la banane en Somalie n&rsquo;ont pas aid\u00e9 les agriculteurs, les entrepreneurs locaux ou le pays dans son ensemble\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>En outre, le document indique que les pays en d\u00e9veloppement condamnent fermement les programmes du FMI, qu&rsquo;ils consid\u00e8rent comme une menace pour leur souverainet\u00e9 \u00e9conomique et politique.<\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Les recherches sur l&rsquo;expansion \u00e9conomique, le d\u00e9veloppement et la richesse s&rsquo;accordent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 dire que la voie de la r\u00e9ussite \u00e9conomique passe par une autonomie \u00e9conomique fond\u00e9e sur un \u00c9tat de droit bien construit (Eiras 2003). Presque tous les pays hautement industrialis\u00e9s, tels que le Japon et les \u00c9tats-Unis, ont d\u00e9velopp\u00e9 leur \u00e9conomie en prot\u00e9geant intelligemment et s\u00e9lectivement certaines de leurs industries jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elles deviennent suffisamment solides pour d\u00e9fendre leur part de march\u00e9 contre les entreprises \u00e9trang\u00e8res (Stiglitz 2006). En ce qui concerne les pays en d\u00e9veloppement, qu&rsquo;ils soient confront\u00e9s \u00e0 une crise \u00e9conomique ou \u00e0 une situation normale, les experts du FMI et des pays occidentaux lisent des pages sp\u00e9cifiques et s\u00e9lectives de leur histoire dans les plateformes de d\u00e9veloppement \u00e9conomique, afin de les convaincre que le seul moyen d&rsquo;am\u00e9liorer les conditions \u00e9conomiques est de lever toutes sortes de barri\u00e8res commerciales et de capitaux ou d&rsquo;ouvrir leurs march\u00e9s au reste du monde. En ce qui concerne la libert\u00e9 \u00e9conomique, la conditionnalit\u00e9 &#8211; les conditions que les leaders mondiaux obligent les pays \u00e0 atteindre pour pouvoir obtenir un pr\u00eat du FMI &#8211; affaiblit l&rsquo;ind\u00e9pendance nationale (Stiglitz 2006). En effet, la libert\u00e9 \u00e9conomique est essentielle au d\u00e9veloppement, tant au niveau individuel qu&rsquo;au niveau gouvernemental. La perte de la souverainet\u00e9 \u00e9conomique ne permet pas seulement \u00e0 l&rsquo;Occident de piller les ressources de ce pays, mais elle compromet \u00e9galement la fourniture de services par ces gouvernements. Selon le rapport mondial sur la libert\u00e9 \u00e9conomique de 2003, les pays o\u00f9 la libert\u00e9 \u00e9conomique est la plus faible ont les revenus les plus bas (O&rsquo;Driscoll et. al. 2003). Ainsi, les experts du FMI et ceux qui g\u00e8rent derri\u00e8re les rideaux mettent toute leur \u00e9nergie et leur expertise \u00e0 lire des lignes sp\u00e9cifiques de l&rsquo;histoire, tout en cachant d&rsquo;autres parties qui pourraient r\u00e9v\u00e9ler comment ils ont appliqu\u00e9 des politiques mixtes de restrictions et de subventions pour gravir les \u00e9chelons et atteindre leur niveau actuel. D&rsquo;autre part, non seulement les faits historiques, mais aussi les donn\u00e9es existantes et les rapports comme ceux que nous avons vus dans les paragraphes pr\u00e9c\u00e9dents (rapports sur la libert\u00e9 \u00e9conomique) confirment que la libert\u00e9 \u00e9conomique est l&rsquo;une des conditions de base de la croissance \u00e9conomique\u00a0\u00bb, observent Muhumed et Gaas.<\/p>\n\n<p>Ils ont conclu que : \u00ab\u00a0Apparemment, les structures de ces institutions, con\u00e7ues et domin\u00e9es par l&rsquo;Occident, montrent qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues pour aider le monde en d\u00e9veloppement, mais pour servir l&rsquo;Occident. Les pays en d\u00e9veloppement sont nettement minoritaires dans l&rsquo;administration et sont marginalis\u00e9s dans le partage du pouvoir, la prise de d\u00e9cision, la conception de projets et de politiques, la r\u00e9solution de probl\u00e8mes et m\u00eame les op\u00e9rations sur le terrain (Griffith-Jones 2002 ; Woodward 2007 ; Stiglitz et Tsuda 2007 ; Gerber 2014). Non seulement ils prot\u00e8gent les int\u00e9r\u00eats de l&rsquo;Occident, mais ils sont \u00e9galement utilis\u00e9s comme outils de l&rsquo;imp\u00e9rialisme. La Banque mondiale et le FMI ont reproduit le syst\u00e8me de domination-d\u00e9pendance et ont permis aux capitaux \u00e9trangers d&rsquo;acc\u00e9der facilement et en toute s\u00e9curit\u00e9 aux march\u00e9s et aux champs d&rsquo;investissement des pays en d\u00e9veloppement (Kakonen 1975 ; Sundaram 2015)\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n<p>\u00ab\u00a0Nous pouvons dire que la feuille de route de ces institutions est le consensus de Washington &#8211; les instruments politiques et les r\u00e9formes convenus par le FMI, la Banque mondiale et le gouvernement am\u00e9ricain. Il est clair que la mission et la vision de ces institutions sont pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es et que les pays en d\u00e9veloppement n&rsquo;ont aucune chance de les modifier ou de les am\u00e9liorer. L&rsquo;Occident donne l&rsquo;impression de dire \u00ab\u00a0c&rsquo;est pour vous, mais nous vous connaissons mieux que vous-m\u00eame, alors ne remettez pas en question nos efforts\u00a0\u00bb. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat des pays donateurs l&#8217;emporte toujours sur les besoins des b\u00e9n\u00e9ficiaires, comme l&rsquo;ont d\u00e9montr\u00e9 Harrigan, Wand et El-Said (2006) dans leur analyse du Moyen-Orient et de l&rsquo;Afrique du Nord\u00a0\u00bb.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans l&rsquo;un de ses nombreux entretiens avec les m\u00e9dias, Patrick Loch Otieno Lumumba (P.L.O. Lumumba), avocat et militant kenyan, qui a \u00e9t\u00e9 directeur de la Commission anti-corruption du Kenya, a qualifi\u00e9 les institutions de Bretton Woods &#8211; le Fonds mon\u00e9taire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) &#8211; d&rsquo;\u00a0\u00bbesclavagistes\u00a0\u00bb des pays africains. 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